Municipales 2026 : questions aux candidats

Lettre aux candidates et candidats aux élections municipales de 2026

Madame la candidate, monsieur le candidat,

la fédération Alsace bilingue, qui rassemble 24 organisations travaillant à la promotion de la langue et de la culture régionales d’Alsace (LCR), vous invite à l’informer si, une fois élu(e),

  1. vous vous engagez à proposer à la municipalité d’adopter, si elle ne l’a pas déjà fait, la « Charte des collectivités territoriales d’Alsace et de Moselle pour la promotion de la langue régionale[1] »
  2. et, si elle l’a déjà fait, si vous (re)mettrez le cœur à l’ouvrage.

Vous y verrez que la Charte propose l’adoption de 49 options pour soutenir et développer la LCR. Elle a dès l’origine, été signée par Saverne, Mulhouse, Roeschwoog, Ribeauvillé, Soufflenheim, Lembach, le CG du Bas-Rhin, le CG du Haut-Rhin, la Région Alsace, Saint-Hippolyte, Buschwiller, Fessenheim (68), Salenthal, Scharrachbergheim-Irmstett, Kolbsheim, Saint-Louis, Stutzheim-Offenheim, Dannemarie. D’autres communes ont suivi.

Madame la candidate, monsieur le candidat, vous voudrez bien nous faire savoir si vous proposerez l’adoption de la charte à votre conseil municipal et si la commune l’a déjà adoptée, si vous (re)mettrez le cœur à l’ouvrage.

Nous serions heureux de pouvoir disposer de la réponse d’ici le 11 mars. Nous nous chargerons de communiquer l’ensemble des réponses à nos fichiers (quelque 22 000 adresses) et auprès des médias.

Une fois les municipalités reconstituées, nous reviendrons vers vous pour vous soumettre des propositions précises.

Bien cordialement.

Pierre Klein, président

Pays ayant ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

La France l’a signée, mais pas ratifié. Lors de la conception de la Charte que nous vous proposons, les points qui faisaient problème au Conseil constitutionnel et au Conseil d’État ont été soustraits.


[1] La Charte en question reprend les stipulations de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui sont susceptibles d’être acceptées et mises en œuvre par les collectivités alsaciennes et mosellanes dans le respect du droit national applicable et du statut de la langue officielle. La Constitution française impose de recourir à la langue officielle dans le cadre des institutions publiques, mais elle n’exclut pas que d’autres langues puissent être utilisées concomitamment. Par conséquent, sans remettre en cause l’usage de la langue française, il est possible de donner une place à la langue régionale dans le fonctionnement des institutions publiques régionales et locales.