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	<title>Publications &#8211; Fédération Alsace bilingue</title>
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	<title>Publications &#8211; Fédération Alsace bilingue</title>
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		<title>Recueil « 10 ans de FAB »</title>
		<link>https://www.fab.alsace/recueil-10-ans-de-fab/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 May 2024 09:17:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres en ligne/Online Bücher]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce livre contient notamment des appels et de manifestes, vous en trouverez les listes des signataires soit dans le livre, soit ci-dessous en cliquant sur la liste de signataires que vous souhaitez consulter 01-Signataires Appel à la raison Les classes bilingues paritaires français-allemand en danger 02-Signataires Grand débat national : Appel pour un enseignement généralisé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2024/05/FAB-10-ans-III-livre.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="601" height="847" src="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2024/05/FAB-10-ans-III-livre-cover-.jpg" alt="" class="wp-image-1701" style="width:213px"/></a></figure>



<p><strong>Ce livre contient notamment des appels et de manifestes, vous en trouverez les listes des signataires soit dans le livre, soit ci-dessous en cliquant sur </strong>la <strong>liste de signataires</strong> que vous souhaitez consulter</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td>01-<span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2024/02/01-Signataires-Appel-a-la-raison.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Signataires Appel à la raison Les classes bilingues paritaires français-allemand en danger</a></strong></span></td></tr><tr><td>02-<span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2024/02/02-Signataires-Grand-debat-national.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Signataires Grand débat national : Appel pour un enseignement généralisé de la langue</a></strong></span></td></tr><tr><td>03-<span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2024/02/03-signataires-Appel-un-financement-croise.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Signataires Appel pour un financement croisé de l’enseignement des langues française et allemande dans le Rhin supérieur</a></strong></span></td></tr><tr><td>04-<span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2024/02/04-Signataires-Appel-un-avenir-pour-le-bilinguisme-en-Alsace.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Signataires Appel «&nbsp;un avenir pour le bilinguisme en Alsace&nbsp;»</a></strong></span></td></tr></tbody></table></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ICA : Communiqué /Pressemitteilung : Villers-Cotterêts 2023</title>
		<link>https://www.fab.alsace/communique-pressemitteilung-villers-cotterets-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 21:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués/Mitteilungen]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[Le communiqué est disponible sur ce LIEN &#8211;  Die Pressemitteilung ist unter diesem LINK zu lesen  Villers-Cotterêts 2023 Il a donc fallu, ce lundi 30 octobre 2023, exalter l’ordonnance de Villers-Cotterêts prise par François Ier en 1539 et faire de la ville éponyme une sorte de capitale mondiale de la langue française. Il a donc fallu souligner, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;">Le communiqué est disponible sur ce</span> <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.ica.alsace/wp-content/medias/FAB-communiqué-Villers-Cotterêts-31-10-2023-Fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>LIEN</strong></a></span> &#8211;  <span style="color: #ff0000;">D</span><em><span style="color: #ff0000;">ie Pressemitteilung ist unter diesem</span> <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.ica.alsace/wp-content/medias/FAB-communiqué-Villers-Cotterêts-31-10-2023-Ge.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LINK</a></strong></span> <span style="color: #ff0000;">zu lesen</span> </em></p>
<p><strong>Villers-Cotterêts 2023</strong></p>
<p>Il a donc fallu, ce lundi 30 octobre 2023, exalter l’ordonnance de Villers-Cotterêts prise par François Ier en 1539 et faire de la ville éponyme une sorte de capitale mondiale de la langue française. Il a donc fallu souligner, comme l’a fait le président de la République, combien la langue française est belle et combien elle cimente la nation.</p>
<p>Ah que l’on aime commémorer en France. De belles grand-messes républicaines qui parfois tiennent du narcissisme, souvent de l’autosatisfaction et toujours de la pédagogie parce qu’il s’agit de faire mémoire collective. Répéter pour conforter le mythe national et bien ancrer les choses dans les esprits. Répéter encore et encore comme si le doute existait que cela ne soit le cas.</p>
<p>Que la langue française soit belle, personne n’en doute. Plus belle que d’autres ? À chacun sa réponse. Mais que ce soit par elle que l’on devient Français, que ce soit elle qui cimente la nation, comme il nous a été donné d’entendre de la bouche du Président, voilà qui relève d’une philosophie politique passablement jacobine.</p>
<p>On enseigne habituellement dans les facultés qu’il existe deux approches de la définition de la nation, l’une objective, l’autre subjective. La première définit la nation par la langue, la culture et l’histoire. La seconde la fait reposer sur le sentiment d’appartenance et la volonté d’être et d’agir rassemblé.</p>
<p>Le Président se positionnerait donc plutôt sur la première, celle qui ressemble beaucoup aux caractéristiques de l’ethnicité ou de l’unicité en tant que contraire de la pluralité. Et il est loin d’être le seul dans ce cas, tant l’idée est prégnante dans la culture politique française !</p>
<p>Est-ce bien la langue qui fait et cimente la nation ? Prenons deux exemples. Le premier. Qu’est-ce qui distingue un francophone d’un germanophone, la langue évidemment ! Mais qu’est-ce qui distingue un francophone suisse d’un francophone français ? Qu’est-ce qui fait de l’un un Suisse et de l’autre un Français ? Ce n’est pas la langue, en tout cas pas que la langue. La langue confère une identité linguistique.</p>
<p>Ce qui fait de l’un un Suisse et de l’autre un Français, c’est la culture, notamment politique, que l’on installe dans les esprits au travers de la socialisation mise en œuvre notamment à l’école et dans les médias, par une sorte de formatage donc. Second exemple. Ceux qui en 1940 ont suivi le maréchal (Pétain) et ceux qui ont suivi le général (de Gaulle) parlaient la même langue et pourtant la nation était plus désunie que jamais.</p>
<p>On nous raconte donc une belle histoire autour de la langue française pour faire oublier que cette langue n’est pas la seule de France et nous faire accepter pourquoi les autres langues de France, celles dites régionales, si elles sont certes connues, ne sont toutefois pas reconnues. En tout cas pas véritablement. La chose a été suffisamment décrite.</p>
<p>Mais qu’en est-il au final de la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts qui impose l’usage du <em>« langage maternel francoys, et non autrement </em>», dans les textes juridiques ? Veut-elle imposer le seul français ou éliminer avant tout le latin.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> S’il s’agit d’imposer le seul français, l’interprétation peut être différente. <em>Langage maternel françoys</em> peut aussi vouloir signifier dans une langue de France. D’ailleurs dès 1567 l’édit est reformulé en <em>« langage maternel ou françois »,</em> reprenant en cela une ordonnance de Charles VIII de 1490 parlant de langue <em>« maternelle ou franceoise »,</em> tout comme celle de Louis XII en 1510 disant que les choses soient faites <em>« en</em> <em>vulgaire et langage du pais ».</em></p>
<p>La langue française s’imposera progressivement à l’ensemble de l’administration royale, sans toutefois éliminer un certain temps l’usage d’autres langues de France, comme ce fut le cas en Alsace. Mais la France moderne n’officialisera jamais sa propre pluralité linguistique. En cela, elle est une exception au sein des démocraties libérales.</p>
<p>On fait donc largement dire à François Ier ce qu’il ne dit pas, peut-être bien pour se défausser et justifier le monopole conféré par la suite à la langue française au détriment des autres langues de France, en vertu d’une vision jacobine de la chose linguistique, un vrai particularisme français qui valait bien une grand-messe à Villers-Cotterêts&#8230;</p>
<p>Pierre Klein, président</p>
<hr />
<p><strong>Villers-Cotterêts 2023</strong></p>
<p>Es war also notwendig, an diesem Montag, dem 30. Oktober 2023, die von Franz I. 1539 erlassene Verordnung von Villers-Cotterêts zu verherrlichen und die gleichnamige Stadt zu einer Art Welthauptstadt der französischen Sprache zu machen. Es musste also betont werden, wie es der Präsident der Republik tat, wie schön die französische Sprache ist und wie sehr sie die Nation zusammenhält.</p>
<p>Ach, was wird in Frankreich doch gerne gedenkt. Schöne republikanische Hochämter, die manchmal Züge von Narzissmus, oft von Selbstzufriedenheit und immer von Pädagogik tragen, weil es darum geht, Kollektivgedächtnis zu schaffen. Wiederholen, um den nationalen Mythos zu festigen und die Dinge fest in den Köpfen zu verankern. Wiederholen, immer und immer wieder, als gäbe es Zweifel daran, dass dies tatsächlich der Fall ist.</p>
<p>Dass die französische Sprache schön ist, bezweifelt niemand. Schöner als andere? Jedem seine eigene Antwort. Aber dass man durch sie Franzose wird, dass sie die Nation zusammenhält, wie wir aus dem Mund des Präsidenten gehört haben, das ist eine ziemlich jakobinische politische Philosophie.</p>
<p>An den Fakultäten wird üblicherweise gelehrt, dass es zwei Ansätze zur Definition der Nation gibt, einen objektiven und einen subjektiven. Der erste definiert die Nation durch Sprache, Kultur und Geschichte. Der zweite stützt sie auf das Gefühl der Zugehörigkeit und den Willen, gemeinsam zu sein und zu handeln.</p>
<p>Der Präsident würde sich also eher bei der ersten positionieren, die den Merkmalen der Ethnizität oder der Einzigartigkeit als Gegenteil von Pluralität sehr ähnlich ist. Und er ist damit bei weitem nicht allein, so prägnant ist diese Idee in der politischen Kultur Frankreichs!</p>
<p>Ist es wirklich die Sprache, die die Nation ausmacht und zementiert? Nehmen wir zwei Beispiele. Das erste. Was unterscheidet einen Französischsprachigen von einem Deutschsprachigen? Natürlich die Sprache! Aber was unterscheidet einen Schweizer Französischsprachigen von einem französischen Französischsprachigen? Was macht den einen zu einem Schweizer und den anderen zu einem Franzosen? Es ist nicht die Sprache, zumindest nicht nur die Sprache. Die Sprache verleiht eine sprachliche Identität.</p>
<p>Was den einen zum Schweizer und den anderen zum Franzosen macht, ist die Kultur, insbesondere die politische Kultur, die durch die Sozialisierung, die vor allem in der Schule und in den Medien stattfindet, in den Köpfen der Menschen verankert wird, also durch eine Art Formatierung. Zweites Beispiel. Diejenigen, die 1940 dem Marschall (Pétain) folgten, und diejenigen, die dem General (de Gaulle) folgten, sprachen dieselbe Sprache, und dennoch war die Nation uneiniger denn je.</p>
<p>Man erzählt uns also eine schöne Geschichte rund um die französische Sprache, um uns vergessen zu lassen, dass diese Sprache nicht die einzige in Frankreich ist, und um uns akzeptieren zu lassen, warum die anderen Sprachen Frankreichs, die sogenannten Regionalsprachen, zwar bekannt sind, aber nicht anerkannt werden. Zumindest nicht wirklich. Die Sache ist hinreichend beschrieben worden.</p>
<p>Aber was ist letztendlich mit der berühmten Verordnung von Villers-Cotterêts, die den Gebrauch der „Muttersprache Francoys, und nicht anders“<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>, in Rechtstexten vorschreibt? Wollte sie nur das Französische durchsetzen oder vor allem das Lateinische eliminieren.<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a> Wenn es darum geht, nur das Französische durchzusetzen, kann die Interpretation anders ausfallen. „Muttersprache Francoys“ kann auch bedeuten, in einer Sprache Frankreichs zu schreiben. Bereits 1567 wurde das Edikt in „Muttersprache oder Französisch<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>“ umformuliert, womit eine Verordnung von Karl VIII. aus dem Jahr 1490 aufgegriffen wurde, in der von</p>
<p>„Muttersprache oder Französisch“<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> die Rede war, ebenso wie die von Ludwig XII. aus dem Jahr 1510, in der es hieß, dass die Dinge „in Volks- oder Landesprache »<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> gemacht werden sollten.</p>
<p>Die französische Sprache setzte sich nach und nach in der gesamten königlichen Verwaltung durch, ohne jedoch für eine gewisse Zeit den Gebrauch anderer französischer Sprachen zu unterbinden, wie es im Elsass der Fall war. Das moderne Frankreich hat seine eigene Sprachenvielfalt jedoch nie offiziell anerkannt. In dieser Hinsicht ist es eine Ausnahme unter den liberalen Demokratien.</p>
<p>Man lässt Franz I. also weitgehend sagen, was er nicht gesagt hat, vielleicht auch, um sich selbst zu entlasten und das Monopol zu rechtfertigen, das der französischen Sprache später auf Kosten der anderen Sprachen Frankreichs verliehen wurde, und zwar aufgrund einer jakobinischen Sicht der sprachlichen Dinge &#8211; ein echter französischer Partikularismus, der eine große Messe in Villers-Cotterêts wert war&#8230;</p>
<p>Pierre Klein, Präsident</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Aussi pour affaiblir l’influence de l’Église ?</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> (langage maternel francoys, et non autrement)</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Auch um den Einfluss der Kirche zu schwächen?</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> (langage maternel ou françoise)</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> (maternelle ou franceoise)</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> (en vulgaire et langage du pais)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OLCA : Lettre au président Bierry / Brief an den Präsidenten Bierry</title>
		<link>https://www.fab.alsace/olca-lettre-au-president-bierry-brief-an-den-prasidenten-bierry/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 18:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués/Mitteilungen]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[Diesen Brief können Sie auch in der deutschen Sprache auf diesem Link lesen, ab Seite 3 &#8211; Vous pouvez aussi lire cette lettre sur ce lien . Voici son contenu en bilingue : Monsieur le Président, cher Frédéric, En complément à notre courrier d’hier traitant de l’Office public de la langue régionale d’Alsace (OPLRA), nous tenons [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"><em>Diesen Brief können Sie auch in der deutschen Sprache auf diesem <a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/FAB-lettre-III-à-Bierry-OLCA-du-24-10-2023-3.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="color: #0000ff;"><strong>Link</strong></span></a> lesen, ab Seite 3 &#8211; </em>Vous pouvez aussi lire cette lettre sur ce </span><strong><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/FAB-lettre-III-à-Bierry-OLCA-du-24-10-2023-3.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lien</a> . <span style="color: #000000;">Voici son contenu en bilingue :</span></span></strong></p>
<p>Monsieur le Président, cher Frédéric,</p>
<p>En complément à notre courrier d’hier traitant de l’Office public de la langue régionale d’Alsace (OPLRA), nous tenons à vous faire part des préoccupations que nous avons quant au rapport que cet Office entretiendra avec l’OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d&rsquo;Alsace et de Moselle).</p>
<p><strong>Rappel.</strong> En 1994 avait été créé à l’initiative des Collectivités territoriales et notamment des présidents Marcel Rudloff et de Henri Goetschy, un <strong>Office Régional pour le Bilinguisme (ORBI), </strong><em>Regionalamt für die Zweisprachigkeit </em>(en allemand). Cet office faisait la promotion de la langue régionale dans sa double composante, l’allemand standard et les dialectes d’Alsace et bataillait notamment pour l’ouverture de classes bilingues. Tout cela déplut à certains caciques du jacobinisme. L’un d’entre eux est poussé à la tête d’une cabale contre l’ORBI pour mettre fin à la prétendue apologie de l’allemand et à sa promotion. Les germanophobes obtiennent gain de cause.</p>
<p>L’ORBI est remplacé par l’<strong>OLCA</strong>, Office pour la langue et la culture d’Alsace, <em>Elsassisches Spròchàmt</em> (en dialecte donc). Les « fées » franchouillardes, qui se sont penchées sur le berceau de ce dernier n’étant pas de bon augure, un doute s’est très vite installé quant à ses objectifs. Certes la cause des dialectes allemands d’Alsace est prise en compte, comme celle par la suite du yiddish, du welche (roman lorrain) et du francique mosellan, mais qu’en est-il du standard allemand ? Comprenez-nous bien. Nous ne voulons pas ici entamer une analyse critique de cette action, qui au demeurant a un côté positif : la promotion des dialectes d’Alsace et de Moselle. Par contre, nous tenons à souligner la philosophie jacobine qui a présidé à la création de l’OLCA et à la remettre en cause, parce qu’elle renie autant le passé de l’Alsace, qu’elle en injurie l’avenir.</p>
<p>Que l’on ne s’y trompe, si les dialectes ont considérablement régressé, c’est en premier lieu parce que l’on a considérablement négativé la germanophonie alsacienne dans sa totalité, notamment en 1945 et au cours des décennies d’après-guerre (interdits scolaires, médiatiques et culturelles, totaux ou partiels). Si le standard allemand et les dialectes ont été victimes de la façon dont on traite en France les langues régionales, ils ont aussi souffert d’une couche supplémentaire, celle de l’anti-germanisme, qu’il soit général à la France ou particulier à l’Alsace. Les dialectes ont subi une double peine dans la mesure où ils ont été considérés comme langue des classes inférieures, pas nobles, ordinaires.</p>
<p>De surcroît, ils ont été dissociés de la langue de culture de référence, l’allemand standard, qui longtemps n’a plus été enseignée à l’école élémentaire, ce qui n’a pas manqué de conduire à leur appauvrissement qualitatif (moins de maîtrise), qui à son tour a contribué à leur appauvrissement quantitatif (moins de locuteurs). On ne transmet pas une langue que l’on ne maîtrise pas vraiment ou devenue lexicalement pauvre.</p>
<p>La revivification, qu’il s’agisse des dialectes ou du standard, dépendra de la façon dont évoluera la reconnaissance des langues régionales de France, la résilience en Alsace par rapport à l’anti-germanisme et plus particulièrement s’agissant des dialectes leur « repositivation ». La chute a été parallèle, la réhabilitation ne pourra que l’être aussi.</p>
<p><strong>Mais revenons à notre propos initial,</strong> à savoir quel rapport entretiendront le nouvel Office et l’OLCA. Le premier sera-t-il créé par la seule CeA ? On sait que le second, qui était principalement financé par la Région, l’est maintenant majoritairement par la CeA.</p>
<p><strong>L’OLCA,</strong> qui au demeurant est une simple association, sera-t-il intégré au nouvel Office. Ce dernier deviendra-t-il l’OLCA ou inversement ? L’OLCA continuera-t-il pour l’essentiel à faire uniquement la promotion des seuls dialectes et de la culture qui s’y rapporte ou connaîtra-t-il un retour aux sources, autrement dit au cahier des charges de l’ORBI.</p>
<p>L’OPLRA lui-même reprendra-t-il à son compte la mission qui avait été avec raison et courage confiée, il y a trente ans, à l’ORBI, à savoir participer activement à la survie de la langue d&rsquo;origine de notre région en travaillant à ce qu’elle retrouve dans sa globalité, en l’occurrence dans ses deux expressions, à côté de la langue française, une véritable existence sociale, c’est-à-dire une véritable existence scolaire, culturelle, médiatique, économique et administrative dans sa forme standard, comme dans ses variantes dialectales ?</p>
<p>OPLRA et/ou OLCA, quoi qu’il en soit, pour que la langue régionale (allemand standard et dialectes d’Alsace) puisse survivre dans la société alsacienne, elle doit pouvoir y bénéficier d’une existence scolaire, culturelle, administrative, économique et sociale. C’est une condition sine qua non. Tout le reste n’y suffira pas. Il y a donc un triple travail à mener par l’OPLRA et/ou par l’OLCA, celui de la définition d’une stratégie identitaire désinhibée, celui d’obtenir les libertés nécessaires -pour pouvoir faire- et celui de l’action.</p>
<p>Il conviendrait d’ores et déjà d’assurer les existences énoncées ci-dessus à hauteur de 30 %. Ce taux est à la fois le minimum nécessaire pour assurer une survie à court terme et la base utile pour un plein emploi futur. Permettre à la langue régionale de survivre et de développer, c’est mettre à la disposition des Alsaciennes et des Alsaciens un bien collectif à forte efficience sociale, économique et culturel.</p>
<p>Envisage-t-on véritablement une politique linguistique proactive, réparatrice et régénérative en faveur du bilinguisme franco-allemand en l’Alsace ? Saura-t-on se débarrasser des douleurs du passé qui se sont muées en non-dits, ces maîtres silencieux qui poussent à la reproduction inconsciente de schémas anciens et anachroniques ?  Saura-t-on remettre en question le modèle imposé après la Seconde Guerre mondiale qui a déconstruit le bilinguisme institutionnel et social d’avant-guerre ? L’osera-t-on ? Dans la négative, le sort du bilinguisme pourrait bien être scellé !</p>
<p>Un certain soutien est apporté à la forme dialectale de la langue régionale, comme à celle standard, en particulier à l’école pour ce dernier. Mais ce qui est fait se rapproche bien plus de soins palliatifs, qui donc n’ont qu&rsquo;un effet passager, que de la mise en œuvre d’une large gamme de soins curatifs pour employer une métaphore médicale. Et tout cela ne crée pas un fort courant de gains en locuteurs. Au bout du compte, c’est le seul vrai critère à prendre en compte. Que l’on évalue donc déjà ce qui se fait et si véritablement on veut développer le nombre de locuteurs, c’est-à-dire donner une chance à la langue allemande de survivre et de se développer en Alsace, car c’est bien de cela qu’il doit être question, alors une autre politique est à venir et à obtenir.</p>
<p>Monsieur le Président, nous serions heureux de pouvoir vous rencontrer pour nous entretenir de vive voix de tout cela.</p>
<p>Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations respectueuses.</p>
<p>Pierre Klein, président</p>
<hr />
<p>Sehr geehrter Herr Präsident, lieber Frédéric,</p>
<p>In Ergänzung zu unserem gestrigen Schreiben, das sich mit dem <em>Office public de la langue régionale d&rsquo;Alsace (OPLRA) </em>befasst, möchten wir Ihnen unsere Bedenken bezüglich der Beziehung mitteilen, die dieses Amt mit dem <em>OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d&rsquo;Alsace et de Moselle) </em>unterhalten wird.</p>
<p><strong>Zur Erinnerung.</strong> 1994 wurde auf Initiative der Gebietskörperschaften und insbesondere der Präsidenten Marcel Rudloff und Henri Goetschy ein Regionalamt für die Zweisprachigkeit (ORBI) gegründet. Dieses Amt förderte die Regionalsprache in ihren beiden Komponenten, dem Standarddeutsch und den elsässischen Dialekten, und setzte sich insbesondere für die Eröffnung zweisprachiger Klassen ein. All dies missfiel einigen Jakobinern. Einer von ihnen wurde an die Spitze einer Kabale gegen den ORBI gedrängt, um der angeblichen Apologie der deutschen Sprache und ihrer Förderung ein Ende zu setzen. Die Deutschfeindeingestellten setzen sich durch.</p>
<p>Das <em>ORBI </em>wird durch das <em>OLCA, Office pour la langue et la culture d&rsquo;Alsace</em>, Elsassisches Sprochàmt (also im Dialekt), ersetzt. Da die « Feen », die sich über die Wiege des OLCA beugten, kein gutes Omen waren, kamen sehr schnell Zweifel an seinen Zielen auf. Zwar wurde die Sache der deutschen Dialekte im Elsass berücksichtigt, wie später auch die des Jiddischen, des Welchen (Lothringer Romanisch) und des Moselfränkischen, aber was ist mit dem Standarddeutschen? Bitte verstehen Sie uns richtig. Wir wollen hier keine kritische Analyse dieser Aktion beginnen, die im Übrigen eine positive Seite hat: die Förderung der Dialekte des Elsass und der Mosel. Hingegen möchten wir die jakobinische Philosophie, die der Gründung des OLCA zugrunde lag, hervorheben und sie in Frage stellen, da sie die Vergangenheit des Elsass ebenso verleugnet wie sie seine Zukunft beschimpft.</p>
<p>Damit wir uns nicht falsch verstehen: Wenn die Dialekte erheblich zurückgegangen sind, dann in erster Linie deshalb, weil die elsässische Germanophonie in ihrer Gesamtheit erheblich negativiert wurde, insbesondere 1945 und in den Nachkriegsjahrzehnten (vollständiges oder teilweises Schul-, Medien- und Kulturverbote). Wenn das Standarddeutsch und die Dialekte der Art und Weise zum Opfer fielen, wie in Frankreich mit Regionalsprachen umgegangen wird, so litten sie auch unter einer zusätzlichen Schicht, nämlich der des Anti-Germanismus, sei er nun allgemein in Frankreich oder speziell im Elsass. Die Dialekte erlitten eine doppelte Strafe, da sie als Sprache der unteren Klassen, nicht adelig, sondern gewöhnlich angesehen wurden.</p>
<p>Darüber hinaus wurden sie von der kulturellen Referenzsprache, dem Standarddeutschen, abgetrennt, das lange Zeit nicht mehr in der Grundschule unterrichtet wurde, was unweigerlich zu ihrer qualitativen Verarmung (weniger Beherrschung) führte, die wiederum zu ihrer quantitativen Verarmung (weniger Sprecher) beitrug. Eine Sprache, die man nicht wirklich beherrscht oder die lexikalisch arm geworden ist, gibt man nicht weiter.</p>
<p>Die Wiederbelebung, sei es der Dialekte oder des Standards, wird davon abhängen, wie sich die Anerkennung der Regionalsprachen Frankreichs, die Resilienz im Elsass gegenüber dem Anti-Germanismus und insbesondere bei den Dialekten ihre « Re-Positivierung » entwickeln. Der Fall war parallel, die Rehabilitation kann es nur sein.</p>
<p><strong>Doch zurück zum ursprünglichen Thema:</strong> Wie wird die Beziehung zwischen dem neuen Amt und dem OLCA aussehen? Wird das OLCA allein von der CeA geschaffen? Es ist bekannt, dass das OLCA, das früher hauptsächlich von der Region finanziert wurde, nun mehrheitlich von der CeA finanziert wird.</p>
<p>Wird das OLCA, das im Übrigen ein einfacher Verein ist, in das neue Amt integriert? Wird das neue Amt zum OLCA oder umgekehrt? Wird das OLCA im Wesentlichen weiterhin nur die Dialekte und die damit verbundene Kultur fördern, oder wird sie zu ihren Wurzeln zurückkehren, d. h. zum Pflichtenheft des ORBI.</p>
<p>Wird das neue Office selbst die Aufgabe übernehmen, die vor 30 Jahren zu Recht und mit Mut dem ORBI übertragen wurde, nämlich aktiv am Überleben der Herkunftssprache unserer Region mitzuwirken, indem es sich dafür einsetzt, dass sie in ihrer Gesamtheit, d. h. in ihren beiden Ausprägungen neben der französischen Sprache, wieder eine echte soziale Existenz erhält, d. h. eine echte Existenz in Schule, Kultur, Medien, Wirtschaft und Verwaltung, sowohl in ihrer Standardform als auch in ihren Dialektvarianten?</p>
<p>OPLRA und/oder OLCA, wie dem auch sei: Damit die Regionalsprache (Standarddeutsch und elsässische Dialekte) in der elsässischen Gesellschaft überleben kann, muss sie dort eine schulische, kulturelle, administrative, wirtschaftliche und soziale Existenz haben. Dies ist eine conditio sine qua non. Alles andere wird nicht ausreichen. Das OPLRA und/oder das OLCA müssen also eine dreifache Aufgabe erfüllen: die Definition einer enthemmten Identitätsstrategie, die Erlangung der notwendigen Freiheiten &#8211; um etwas zu tun können &#8211; und die des Handelns.</p>
<p>Es wäre bereits jetzt angebracht, die oben genannten Existenzen zu 30 % zu sichern. Diese Quote ist sowohl das notwendige Minimum, um ein kurzfristiges Überleben zu sichern, als auch die nützliche Grundlage für eine zukünftige Vollbeschäftigung. Der Regionalsprache das Überleben und die Entwicklung zu ermöglichen, bedeutet, den Elsässerinnen und Elsässern ein kollektives Gut mit hoher sozialer, wirtschaftlicher und kultureller Effizienz zur Verfügung zu stellen.</p>
<p>Wird man wirklich eine proaktive, reparierende und regenerative Sprachpolitik zugunsten der deutsch-französischen Zweisprachigkeit im Elsass in Erwägung ziehen? Wird man sich von den Schmerzen der Vergangenheit befreien können, die sich in Unausgesprochenes verwandelt haben, diese stillen Meister, die zur unbewussten Reproduktion alter und anachronistischer Schemata drängen? Wird man das nach dem Zweiten Weltkrieg aufgezwungene Modell, das die institutionelle und soziale Zweisprachigkeit der Vorkriegszeit dekonstruiert hat, in Frage stellen können? Wird man es wagen? Wenn nicht, könnte das Schicksal der Zweisprachigkeit besiegelt sein!</p>
<p>Eine gewisse Unterstützung wird der dialektalen Form der Regionalsprache wie auch der Standardsprache zuteil, bei letzterer insbesondere in der Schule. Aber was getan wird, ähnelt viel eher einer palliativen Pflege, die also nur eine vorübergehende Wirkung hat, als der Umsetzung einer breiten Palette von Heilbehandlungen, um eine medizinische Metapher zu verwenden. Und all das führt nicht zu einem starken Strom von Sprecherzunahme. Letztendlich ist dies das einzige wirkliche Kriterium, das man in Betracht ziehen sollte. Wenn man wirklich die Zahl der Sprecher erhöhen will, d.h. der deutschen Sprache eine Chance geben will, im Elsass zu überleben und sich zu entwickeln, denn darum muss es ja gehen, dann muss eine andere Politik kommen und erreicht werden.</p>
<p>Herr Präsident, wir würden uns freuen, wenn wir Sie treffen könnten, um uns mündlich über all dies zu unterhalten.</p>
<p>Genehmigen Sie, Herr Präsident, unsere respektvollen Grüße.</p>
<p>Pierre Klein, Vorsitzender</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">       </span></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Discours à l’occasion de la remise du Prix Eugène Philipps 2023 / Rede zur Verleihung des Eugen-Philipps-Preises 2023</title>
		<link>https://www.fab.alsace/prix-eugene-philipps-2023-j-et-jm-woehrling/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 20:08:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discours]]></category>
		<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Journée]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1379</guid>

					<description><![CDATA[Le discours est disponible sur ce LIEN&#8211;  Die Rede ist unter diesem LINK zu lesen   A l’occasion de la fête de la langue régionale d’Alsace qu’elle organisait samedi 7 octobre 2023, la fédération Alsace a remis le Prix Eugène Philipps, nouvellement crée, à Jean-Marie Woehrling et à son épouse Jacqueline. La manifestation a été heureusement soulignée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;">Le discours est disponible sur ce</span> <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Discours-à-l’occasion-de-la-remise-du-Prix-Eugène-Philipps-2023-fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LIEN</a></strong></span>&#8211;  <span style="color: #ff0000;">D</span><em><span style="color: #ff0000;">ie Rede ist unter diesem</span> <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Rede-zur-Verleihung-des-Eugen-Philipps-Preises-2023-ger.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LINK</a></strong></span> <span style="color: #ff0000;">zu lesen</span>  </em></p>
<p><a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Jacqueline-et-JM-Woehrling-Prix-E-P.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-1376 alignleft" src="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Jacqueline-et-JM-Woehrling-Prix-E-P-173x300.jpg" alt="" width="173" height="300" srcset="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Jacqueline-et-JM-Woehrling-Prix-E-P-173x300.jpg 173w, https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Jacqueline-et-JM-Woehrling-Prix-E-P-144x250.jpg 144w, https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/Jacqueline-et-JM-Woehrling-Prix-E-P.jpg 583w" sizes="(max-width: 173px) 100vw, 173px" /> </a><a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/JW-et-JMW-prix-Philipps.jpg"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1388 size-medium" src="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/JW-et-JMW-prix-Philipps-207x300.jpg" alt="" width="207" height="300" srcset="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/JW-et-JMW-prix-Philipps-207x300.jpg 207w, https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/JW-et-JMW-prix-Philipps-173x250.jpg 173w, https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/JW-et-JMW-prix-Philipps.jpg 574w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" /></a></p>
<p>A l’occasion de <strong>la fête de la langue régionale d’Alsace</strong> qu’elle organisait samedi 7 octobre 2023, la fédération Alsace <strong>a remis le Prix Eugène Philipps, </strong>nouvellement crée, à <strong>Jean-Marie Woehrling et à son épouse Jacqueline. </strong>La manifestation a été heureusement soulignée par des contributions de Serge Rieger, du théâtre Saint-Nicolas de Haguenau et de nombreux amis des récipiendaires.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/prix-Philipps-JW.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Prix Eugène Philipps à Jacqueline Woehrling</a>    </span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/10/prix-Philipps-JMW.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Prix Eugène Phlipps à Jean-Marie Woehrling </a></span></strong><span style="color: #0000ff;">  </span></p>
<p>Voici <strong>le discours</strong> que le président de la fédération a tenu en prélude à la remise du prix.</p>
<p><span style="color: #666699;">Chère Jacqueline, cher Jean-Marie, la fédération Alsace bilingue &#8211; <em>Verband zweisprachiges Elsass </em>est heureuse de vous décerner conjointement le Prix Eugène Philipps pour votre fort, tenace et bénévole engagement en faveur de la défense et de l’illustration de la langue et de la culture dites régionales.</span></p>
<p><span style="color: #666699;">Conjointement, parce que ce que vous avez accompli n&rsquo;aurait sans doute pas été possible si vous ne vous étiez pas soutenus mutuellement.<strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #666699;"><strong>Vous avez connu deux Alsace et en vivez une troisième. </strong></span></p>
<p><span style="color: #666699;"><strong>La première Alsace</strong> est celle de l’après-guerre au climat lourd chargé d’hostilités objectives ou subjectives à l’égard de l’identité alsacienne et en particulier de sa part allemande, tant linguistique que culturelle. Sortant de l’annexion au régime nazi, un véritable Anschluss au IIIe Reich, avec tout ce que cela représente de malheurs et d’animosité, en particulier d’hostilité à l’égard de la part française de notre identité, les Alsaciens traumatisés ont courbé l’échine et ont surcompensé leur mal-être en recherchant une autre version de soi-même. Les tenants du monolinguisme français ont évidemment mis à profit cette situation pour imposer leur modèle et mettre en œuvre après-guerre ce qui leur avait échappé avant celle-ci. Les interdits prononcés contre la langue allemande sont prégnants. La route du déclin de la part germanophone, y compris dialectale, de l’identité linguistique alsacienne est tracée. En ce temps toute revendication en faveur du bilinguisme est immédiatement étouffée. Mais des pans entiers de ce qui a fait l’Alsace existent encore. Cette première Alsace, vous l’avez sans doute davantage subie, comme beaucoup d’autres, que voulue, sans doute sans toujours bien saisir ce qui se tramait, peut-être même déchiré entre deux courants contraires, aimer l’un, sans désaimer l’autre.</span></p>
<p><span style="color: #666699;"><strong>La deuxième Alsace</strong> est celle de la renaissance culturelle alsacienne. C’est l’époque de la remise en question de l’ordre établi en général et de l’alsacien en particulier. Les générations nouvelles rompent avec les précédentes et proposent une nouvelle lecture du monde, des gens et des choses. À vrai dire, ils tentent de rompre. C’est l’époque du début de votre engagement, en compagnie d’une pléiade d’acteurs et/ou d’activistes de la culture alsacienne. Citons Weckmann, Philipps, Finck, Winter, Dentinger, Schittly, Katz, Muller, Matzen, Reff, Eglès, Engel, Ehni, Keppy, Ungerer, La Manivelle, Stauffer, Sorg, Hartweg, Vogler, Tabouret-Keller, Weiss, le folk de la rue des dentelles, Guntz, Graff, Urban, Moster, Steiber, Deyon, Dammert, Jenny, Schaffner, Scherb, Wittmann, Schwengler, Meyer, Goldstein, Chaudeur, Brumbt, die SGEN-CFDT, Holderith, le FEC, Goetschy, Cronenberger, Froehlicher, Huber, Kretz, Lienhard, Lux, Martin, Matter, Morgenthaler, Niedermeyer, Peter, Schleef, Stirnweiss, Trouillet, Troxler, Zeter, Sarbacher, Winstein, ABCM et Jean Petit&#8230;. La place nous manque pour en citer nombre d’autres.</span></p>
<p><span style="color: #666699;">Nous sommes dans les années 70, 80, 90 du siècle précédent.  C’est l’époque où la société alsacienne était à nouveau quelque peu traversée par l’idée d’Alsace.  C’est l’époque d’avancée sur le terrain de l’enseignement et des médias, certes parcimonieux, mais qui redonnaient espoir et renforçaient l’engagement, malgré les régressions. Cette deuxième Alsace, vous en avez été de brillants et constants acteurs.</span></p>
<p><span style="color: #666699;"><strong>La troisième Alsace </strong>enfin est celle des années 2000. Des pans entiers de ce qui a fait l’Alsace ont disparu ou végètent. C’est l’époque d’une nouvelle génération, d’une génération qui, la reproduction du modèle portant ses fruits,  n’a plus qu’une vague idée de l’Alsace d’avant et qui, étant de plus en plus alignée, ne se pose plus la question de l’Alsace, c’est-à-dire celle d’une Alsace qui pourrait être autre, en réalité elle-même dans la confluence des cultures française et allemande. Certes, le pire n’est jamais sûr, mais le contexte politico-linguistique français ne prête pas à l’enthousiasme. Cette troisième Alsace vous a vu tenir le cap, malgré un certain désenchantement, et même renforcer votre engagement.</span></p>
<p><span style="color: #666699;"><strong>Cher Jean-Marie,</strong> nous tous qui sommes rassemblés aujourd’hui pour te remettre le Prix Eugène Philipps te savons gré d’avoir survécu à la première, d’avoir apporté une contribution majeure à la seconde et enfin de ne pas avoir jeté le manche après la cognée lors de la présente. Tu as apporté maints concepts, tant philosophiques que juridiques à notre réflexion. Ta culture du sujet qui nous préoccupe est non seulement immense, elle dépasse les frontières de l’Alsace. Nous te savons reconnu et consulté dans tout l’espace des revendications linguistiques régionales françaises et bien au-delà. Tu n’es pas le meilleur d’entre nous, nous sommes tous bons (sourire), tu es le premier d’entre nous. Puisses-tu le rester encore longtemps.</span></p>
<p><span style="color: #666699;"><strong>Chère Jacqueline,</strong> nous tous qui sommes rassemblés aujourd’hui pour te remettre le Prix Eugène Philipps te remercions particulièrement pour la part de féminité que tu as apportée à notre combat, en particulier au temps des ouvertures des premières classes ABCM-Zweisprachigkeit, et pour le grain de sel que tu sais mettre à nos débats, en particulier lors des conférences du centre culturel alsacien. Nous comptons sur toi aujourd’hui comme demain.</span></p>
<p><span style="color: #666699;">Merci enfin à tous les deux du souci que vous avez de transmettre le flambeau et d’avoir déjà su intégrer une relève à vos divers comités.</span></p>
<p><span style="color: #666699;">Pierre Klein, président de la fédération Alsace bilingue</span></p>
<p>=================================================================================</p>
<p><em><span style="color: #666699;">Liebe Jacqueline, lieber Jean-Marie, der Verband zweisprachiges Elsass &#8211; Fédération Alsace bilingue &#8211; Verband zweisprachiges Elsass freut sich, euch gemeinsam den Eugen-Philipps-Preis für euer starkes, beharrliches und ehrenamtliches Engagement für die Verteidigung und Veranschaulichung der sogenannten Regionalsprache und -kultur zu verleihen.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;">Gemeinsam, weil das, was ihr erreicht habt, zweifellos nicht möglich gewesen wäre, wenn ihr euch nicht gegenseitig unterstützt hättet.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;"><strong> </strong><strong>Ihr habt zwei Elsass erlebt und erlebt nun ein drittes. </strong></span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;"><strong>Das erste Elsass</strong> war das der Nachkriegszeit, in dem ein schweres Klima herrschte, das von objektiven und subjektiven Feindseligkeiten gegenüber der elsässischen Identität und insbesondere ihrem deutschen Anteil, sowohl sprachlich als auch kulturell, geprägt war. Nach der Annexion durch das Naziregime, einem regelrechten Anschluss an das Dritte Reich, mit all den damit verbundenen Unglücken und Animositäten, insbesondere der Feindseligkeit gegenüber dem französischen Teil unserer Identität, krümmten sich die traumatisierten Elsässer und überkompensierten ihr Unbehagen, indem sie nach einer anderen Version ihrer selbst suchten. Die Befürworter der französischen Einsprachigkeit nutzten diese Situation natürlich aus, um ihr Modell durchzusetzen und nach dem Krieg das umzusetzen, was ihnen vor dem Krieg verwehrt geblieben war. Die Verbote, die gegen die deutsche Sprache ausgesprochen wurden, sind prägnant. Der Weg zum Niedergang des deutschsprachigen Teils, einschließlich des Dialekts, der elsässischen Sprachidentität ist vorgezeichnet. In dieser Zeit wird jede Forderung nach Zweisprachigkeit sofort erstickt. Aber große Teile dessen, was das Elsass ausgemacht hat, existieren immer noch. Dieses erste Elsass habt ihr wahrscheinlich, zusammen mit vielen anderen; mehr erlitten als gewollt, ohne immer genau zu verstehen, was vor sich ging, vielleicht wart ihr sogar zwischen zwei gegensätzlichen Strömungen hin- und hergerissen: das eine zu lieben, ohne das andere zu entlieben.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;"><strong>Das zweite Elsass</strong> ist das der Zeit, die als kulturelle Renaissance des Elsass bezeichnet wurde. Es ist die Zeit, in der die etablierte Ordnung im Allgemeinen und die elsässische Sprache im Besonderen in Frage gestellt werden. Die neuen Generationen brechen mit den vorherigen und bieten eine neue Lesart der Welt, der Menschen und der Dinge an. Um genau zu sein, versuchen sie zu brechen. Es ist die Zeit, in der Ihr Engagement beginnt, zusammen mit einer ganzen Schar von Akteuren und/oder Aktivisten der elsässischen Kultur. Zu nennen sind Weckmann, Philipps, Finck, Winter, Dentinger, Schittly, Katz, Muller, Matzen, Reff, Eglès, Engel, Ehni, Keppy, Ungerer, La Manivelle, Stauffer, Sorg, Hartweg, Vogler, Tabouret-Keller, Weiss, le folk de la rue des dentelles, Guntz, Graff, Urban, Moster, Steiber, Deyon, Dammert, Jenny, Schaffner, Scherb, Wittmann, Schwengler, Meyer, Goldstein, Chaudeur, Brumbt, die SGEN-CFDT, Holderith, das FEC, Goetschy, Cronenberger, Froehlicher, Huber, Kretz, Lienhard Lux, Martin, Matter, Morgenthaler, Niedermeyer, Peter, Schleef, Stirnweiss Trouillet, Troxler, Zeter, Sarbacher, Winstein, ABCM und Jean Petit&#8230;. Der Platz reicht nicht aus, um noch viele weitere zu nennen.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;">Wir befinden uns in den 70er, 80er und 90er Jahren des vorigen Jahrhunderts.  Es ist die Zeit, in der die elsässische Gesellschaft wieder einigermaßen von der Idee des Elsass durchdrungen war.  Es ist die Zeit der Fortschritte auf dem Gebiet der Bildung und der Medien, die zwar sparsam waren, aber trotz der Rückschritte neue Hoffnung gaben und das Engagement stärkten. Während dieses zweiten Elsass habt ihr euch als brillante und beständige Aktivisten erwiesen.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;"><strong>Das dritte Elsass</strong> ist schließlich, das der 2000er Jahre. Ganze Teile dessen, was das Elsass ausgemacht hat, sind verschwunden oder vegetieren vor sich hin. Es ist die Zeit einer neuen Generation, einer Generation, die, da die Reproduktion des Modells Früchte trägt, nur noch eine vage Vorstellung vom früheren Elsass hat und sich, da sie immer mehr angeglichen wird, nicht mehr die Frage nach dem Elsass stellt, d.h. nach einem Elsass, das anders sein könnte, einem Elsass das in Wirklichkeit nur im Zusammenfluss der französischen und der deutschen Kultur besteht. Sicherlich ist das Schlimmste nie sicher, aber der politisch-sprachliche Kontext in Frankreich lädt nicht gerade zum Enthusiasmus ein. Während dieses dritten Elsass haben wir gesehen, wie ihr trotz einer gewissen Ernüchterung, Kurs gehalten und Ihr Engagement sogar noch verstärkt habt.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;"><strong>Lieber Jean-Marie,</strong> wir alle, die wir heute hier versammelt sind, um dir den Eugene-Philipps-Preis zu verleihen, sind dir dankbar, dass du das erste Elsass überlebt hast, einen wichtigen Beitrag zum zweiten geleistet hast und in diesem Fall die Flinte nicht ins Korn geworfen hast. Du hast viele Konzepte, sowohl philosophische als auch juristische, in unsere Überlegungen eingebracht. Dein Wissen über das Thema, das uns beschäftigt ist nicht nur immens, sondern reicht weit über die Grenzen des Elsass hinaus. Wir wissen, dass du im gesamten Raum der regionalen Sprachansprüche in Frankreich und weit darüber hinaus anerkannt und konsultiert wirst. Du bist nicht der Beste unter uns, wir sind alle gut (lächeln), du bist der Erste unter uns. Mögest du das noch lange bleiben.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;"><strong>Liebe Jacqueline,</strong> wir alle, die wir heute hier versammelt sind, um dir den Eugene-Philipps-Preis zu verleihen, danken dir besonders für den Teil der Weiblichkeit, den du in unseren Kampf eingebracht hast, insbesondere in der Zeit der Eröffnung der ersten ABCM-Zweisprachigkeit-Klassen, und für das Körnchen Salz, das du in unsere Debatten einzubringen vermagst, insbesondere bei den Konferenzen des elsässischen Kulturzentrums. Wir zählen heute und morgen auf dich.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;">Und schließlich danke ich Ihnen beiden für Ihre Sorge um die Weitergabe der Fackel und dafür, dass Ihr es bereits geschafft habt, einen Nachwuchs in unseren verschiedenen Gremien zu integrieren.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #666699;">Pierre Klein, Präsident des Verbandes Alsace bilingue</span></em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Südtirol : quand économie, culture et politique se conjuguent et se renforcent mutuellement pour une belle réussite.</title>
		<link>https://www.fab.alsace/le-sudtirol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 17:42:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1337</guid>

					<description><![CDATA[la situation en chiffres de cette Province. Cliquez sur ce lien pour lire ou télécharger le texte]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>la situation en chiffres de cette Province. Cliquez sur ce <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/08/Südtirol-en-chiffres-IIb.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lien</a></strong></span> pour lire ou télécharger le texte</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mois du bilinguisme de la CeA : Débriefing des 8 réunions organisées par la FAB dans le cadre du mois du bilinguisme de la CeA (juin 2023)</title>
		<link>https://www.fab.alsace/debriefing-des-8-reunions-mois-bilinguisme-cea/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 10:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1315</guid>

					<description><![CDATA[Mois du bilinguisme de la CeA : Débriefing des 8 réunions organisées dans ce cadre par la fédération Alsace bilingue-Verband zweisprachiges Elsass en juin 2023 Ce texte est également disponible en pdf sur ce LIEN et le programme des réunions est rappelé ICI Le fil conducteur en était : Langue régionale d’Alsace : un passé méconnu, un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mois du bilinguisme de la CeA : </strong><strong>Débriefing des 8 réunions organisées dans ce cadre par la fédération Alsace bilingue-<em>Verband zweisprachiges Elsass</em> en juin 2023</strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>Ce texte est également disponible en pdf sur ce </em><span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/07/FAB-Débriefing-réunions-mois-du-bilinguisme.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LIEN</a> </strong><em><span style="color: #ff0000;">et le programme des réunions</span></em><span style="color: #ff0000;"> est rappelé</span><strong><a href="https://www.fab.alsace/agenda-organisation-de-reunions-en-juin-2023-pour-le-bilinguisme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> I</a><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/agenda-organisation-de-reunions-en-juin-2023-pour-le-bilinguisme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CI</a></span></strong></span></span></p>
<ol>
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Le fil conducteur en était</strong></span><strong> :</strong> Langue régionale d’Alsace : un passé méconnu, un présent imparfait, un futur incertain.</li>
</ol>
<ol>
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Le planning des réunions et les intervenants</strong></span> qui s’étaient inscrits :</li>
</ol>
<p>Mulhouse : Hôtel Bristol 18 avenue de Colmar, le 2 juin avec : Karine Sarbacher, présidente d’ABCM ; Bruno Fuchs, député ; Marie Brignone ; Philippe D’Orelli, ambassadeur du bilinguisme de la CeA ; Cécile Germain-Ecuer, conseillère régionale (sous réserve) ;</p>
<p>Sélestat : L’Etincelle Allée Georges Charpak, le 12 juin  avec : <span style="text-decoration: line-through;">Jacques Fernique, sénateur ;</span>  Sarah Moessmer, ABCM ; Richard Weiss, ABCM ; Thierry Frantz, ambassadeur du bilinguisme de la CeA ; Eric Ettwiller, Unsri Gschicht ; Florian Peter, chargé de développement et d’animation bilingue à la CeA ;</p>
<p>Altkirch : La Halle au blé   1 Pl. X Jourdain, le 14 juin avec : Véronique Erhart-Ueberschlag, animatrice en Langue Régionale, Sierentz : Claude JUD, vice-président à la Comcom Sud Alsace Largue ; Virginie Fichter, directrice du bilinguisme à la CeA ;</p>
<p>Colmar : Hôtel Bristol 7 place de la Gare, le 16 juin avec : Marie-Paule Gay, conseillère régionale, maire d’Aubure ; Hubert Ott, député ; Jean Charles Ancel, ambassadeur du bilinguisme de la CeA ; Tristan Denéchaud, chef de projet développement bilinguisme à la CeA ;</p>
<p>Wissembourg : Maison des Associations et des Services (salle 11)  2 rue du Tribunal, le 19 juin avec :   Serge Rieger, Liedermacher avec mes « élèves du cours d’Alsacien » ; André Schmitt, ambassadeur du bilinguisme de la CeA ; Weigel Jean-Bernard, maire de Rittershoffen, ambassadeur bilinguisme de la CeA ; <span style="text-decoration: line-through;">Nathalie Marajo-Guthmuller, conseillère d&rsquo;Alsace</span> ; Jacques Schleef, secrétaire général du CPA ; Chantal Schmitt, maire de Schleithal ;</p>
<p>Strasbourg : FEC: 17 place Saint-Etienne, le  23 juin  avec : Jean-Marie Woehrling, CUBI ; <span style="text-decoration: line-through;">Alexis Lehmann, Life Valley</span> ; Jean Peter, ABCM ; Julien Riehl, chargé de développement et d’animation bilingue à la CeA ;</p>
<p>Saverne : Ilot du moulin 30 rue du moulin, le 26 juin avec : Sandrine Janes Zolyniak; Jean Peter, ABCM ; Marie-Laure Vraux, cheffe de projet bilinguisme à la CeA ;</p>
<p>Haguenau : Ecole ABCM-Zweisprachigkeit 50 rue Ettore Bugatti le 28 juin  avec : Jean Peter ABCM ;  Serge Rieger, Liedermacher avec quelques enfants ABCM ; Valérie Kapps, cheffe de projet bilinguisme à la CeA.</p>
<ol start="3">
<li><strong><span style="color: #ff0000;">Un Elsass Journal spécial de 80 page</span>s</strong> spécialement réalisé par la fédération faisant le tour de la problématique a été distribué aux présents aux réunions (235 exemplaires en tout). <span style="color: #ff6600;"><em>Téléchargeable</em></span> <span style="color: #0000ff;"><a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/06/EJ-spécial-juin-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em><strong>ICI</strong></em></a></span></li>
</ol>
<ol start="4">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Utilité.</strong></span></li>
</ol>
<p>Détenant une véritable expertise, la fédération s’est fixé notamment pour objectif de diffuser dans la société alsacienne une culture autour du bilinguisme, de la culture et de l’histoire régionales. C’est dans cette optique qu’elle s’est inscrite dans l’opération lancée par la CeA. Toujours et encore, parler du sujet, tant la société alsacienne est largement dépourvue à la fois d’un travail partagé et d’un débat sur la problématique.</p>
<p>Faute de ce travail et de ce débat, chacune et chacun des Alsaciennes et des Alsaciens entretient des appréciations toutes personnelles donc non confrontées ni à celles des autres ni à un récit ou à une mémoire collective, ce qui laisse le champ libre aux fantasmes et à la division empêchant la construction d’un consensus à présenter aux institutions qui déterminent les politiques linguistiques et culturelles. On ne souligne généralement pas assez l’absence des médias publics du débat, en tout cas leur indigence. Évidemment ils étaient totalement absents de nos réunions et nous prenons le pari qu’ils n’en ont pas annoncé l’existence.</p>
<ol start="5">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Efficacité.</strong></span></li>
</ol>
<p>S’agissant des personnes présentes aux réunions, elle ne fait aucun doute, tant le fil conducteur a été suivi et tant le débat était nourri. Toutefois le public n’était pas très nombreux, 30 personnes présentes en moyenne. Ce nombre aurait pu être plus élevé si la population en avait eu davantage connaissance. L’annonce des réunions a été pour l’essentiel faite par les moyens de la FAB et par la CeA.</p>
<ol start="6">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Intervenants</strong></span></li>
</ol>
<p>La direction du bilinguisme de la CeA était bien représentée aux réunions et ses membres ont bien nourri le débat autant qu’ils ont été nourris par lui, espérons-nous. Ce qui d’ailleurs est le cas de tous les intervenants. Cinq ambassadeurs du bilinguisme de la CeA sur quelque quarante et un conseiller d’Alsace sur 80 étaient présents<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Cela soulève un questionnement ! Nous n’osons pas croire qu’ils sont indifférents ou fatalistes. Si ces élus s’étaient impliqués davantage autant dans la promotion de nos réunions que dans la participation, leurs efficacités auraient été nettement renforcées. Mais bon, ils s’étaient peut-être impliqués ailleurs dans d’autres réunions. À noter la présence de deux conseillères régionales toujours à l’écoute de la FAB. À noter aussi la présence d’élus municipaux ou communautaires très impliqués. Mme Nathalie Marajo-Guthmuller et Jacques Fernique, bien qu’inscrits, ne sont pas venus.</p>
<ol start="7">
<li><span style="color: #ff0000;">Langues</span></li>
</ol>
<p>Si la plupart des réunions se sont tenues en langue française, celles de Sélestat et d’Altkirch l’ont été entièrement en dialecte d’Alsace<em>, Elsasserditsch</em> ou allemand alsacien, d’autres en léger mixte.</p>
<ol start="8">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Quelques points forts du débat.</strong></span></li>
</ol>
<p>Chose récurrente en Alsace<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>, le débat est toujours grandement ramené à l’école et à <strong>l’enseignement de la langue et de la culture régionales.</strong> L’accent a donc aussi été mis sur le rôle de la société, de <strong>l’existence sociale de la langue</strong> et notamment médiatique. Seules survivent les langues qui ont une existence, certes scolaire, mais aussi et peut-être surtout médiatique, administrative, culturelle, économique… L’accent a aussi été mis sur l’importance <strong>d’un discours de positivation de repositivation</strong> de la chose linguistique et culturelle alsacienne, tant elle a été négativée depuis des décennies. Il n’y aura <strong>pas de</strong> <strong>perspectives heureuses sans ce discours</strong> qui est à mener par celles et ceux qui sont en charge institutionnelle et administrative de l’avenir de l’Alsace.</p>
<p><strong>Autre récurrence.</strong> La classe politique <strong>ne fait pas son travail</strong> ou alors bien trop peu. Certes, mais en même temps la classe politique n’émane-t-elle pas de la société alsacienne ? <strong>N’en est-elle pas le reflet ? </strong>La classe politique et la société alsacienne, cela a déjà été relevé, sont largement <strong>dépourvues de culture</strong> sur le sujet qui nous préoccupe. <strong>Thème méconnu par l’école et peu porté par les médias publics.</strong> Cela explique en partie l’indifférence, le fatalisme ou l’alignement sur d’autres intérêts qui caractérise les deux. L’une comme l’autre sont à la fois <strong>inconsciemment victimes et complices<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a></strong> d’une politique qui leur échappe. Et cela perdurera tant <strong>qu’une prise de conscience</strong> de <strong>l’énorme perte</strong> que représente la disparition d’une langue et d’une culture<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> n’aura pas lieu, mais encore faut-il que cette conscientisation puisse s’opérer. <strong>Rien ne se fera de soi-même !</strong></p>
<p><strong>Enfin.</strong> Les décideurs, celles et ceux qui sont aux manettes, <strong>n’en font pas assez</strong>. La demande de l’opinion publique n’aurait pas été ou ne serait <strong>pas assez forte</strong> pour les pousser à une action d’envergure en faveur d’un redressement de la situation, les a-t-on entendus dire. Mais l’opinion publique n&rsquo;est-elle pas ce <strong>qu’ils ont laissé faire d’elle</strong> ?</p>
<p><strong>Ritournelle alsacienne.</strong> Les autres ne font pas ce qu’ils devraient. Mais que font personnellement dans leur quotidien celles et ceux qui prononcent ce jugement ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="9">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Demandes à la CeA maintes fois formulées au cours des réunions.</strong></span></li>
</ol>
<p><strong>Emploi public de la langue régionale</strong>, l’allemand standard et l’<em>Elsasserditsch</em> en alternance, selon un mode en cours en Suisse alémanique par exemple. La population doit pouvoir être progressivement <strong>(ré)habituée </strong>à cela, après des décennies d’abandon. La création <strong>d’une école ABCM en immersion dans chacun des cantons d’Alsace et un collège ABCM par pays d’intervention de la CeA. </strong>La <strong>commande aux médias audiovisuels,</strong> publics ou non, d’émissions destinées à promouvoir le patrimoine culturel alsacien<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a>. <strong>La création de centres culturels alsaciens</strong> ou lieux d’Alsace dans chacun des 7 pays d’intervention de la CeA, des centres de documentation, de rencontre et de débats, des instruments de connaissance et de transmission de l’histoire et de la richesse culturelle de la région, mais aussi un laboratoire de projets pour les jeunes notamment.</p>
<p><strong>Le choix d’une ville ou mieux d’un canton</strong> de référence pour y expérimenter <strong>la masse critique</strong> nécessaire à la survie de la langue régionale, à savoir une existence sociale à hauteur de 30 % au moins<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>. Un <strong>recentrage, </strong>en tout cas<strong> une forte augmentation des soutiens financiers</strong> <strong>à la culture</strong> sur les acteurs et les productions en langue régionale. Il faut sortir de l’assistance à culture en péril et déjà élaborer une stratégie culturelle qui par sa mise en œuvre permettra de gagner véritablement en locuteurs, en acteurs et en productions. Un <strong>office public de la langue et de la culture régionales d’Alsace</strong> pourrait en être un outil.</p>
<ol start="10">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Un focus particulier sur la culture à l’adresse de la CeA</strong><strong>.</strong></span></li>
</ol>
<p>Dans un pays, la France, qui ne reconnaît pas sa propre diversité culturelle et qui surtout ne la met pas en valeur, force est de devoir parler de cultures dont l’une serait noble, la nationale, et d’autres qui le seraient moins<a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><strong><sup>[7]</sup></strong></a>, les régionales. L’approche française de la culture se caractérise par la dichotomie et la hiérarchie. Elle empêche de concevoir la culture nationale comme étant confluence et synthèse des cultures de France. Elle revient à rejeter les parts régionales de la culture de France en dehors du collectif, dans le magma du non-dit, l’approximation du non travaillé et le confinement de l’intimité<a href="#_ftn8" name="_ftnref8"><strong><sup>[8]</sup></strong></a>. Elle pousse à l’effacement<a href="#_ftn9" name="_ftnref9"><strong><sup>[9]</sup></strong></a> et en contre coup à l’alignement<a href="#_ftn10" name="_ftnref10"><strong><sup>[10]</sup></strong></a>.</p>
<p>La culture alsacienne vit et se maintient au travers de la production et de la transmission. Elle devrait logiquement le pouvoir. Or, c’est loin d’être pleinement le cas. Aussi, un très gros effort serait à fournir par la société alsacienne. Encore faudrait-il qu’elle dispose des pouvoirs et des moyens culturels nécessaires et suffisants. Il reviendrait déjà à la classe politique alsacienne d’engager des négociations avec l’État afin de les obtenir et ce faisant de pouvoir gérer, voire en cogestion avec l’État, en l’occurrence des domaines culturels propres à l’Alsace.</p>
<ol start="11">
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>En guise de conclusion.</strong></span></li>
</ol>
<p>En France, les conditions ne sont pas réunies pour assurer le renouveau des langues et des cultures régionales. C’est plutôt le contraire qui y est à l’œuvre. Le renouveau implique d’en créer les conditions<a href="#_ftn11" name="_ftnref11"><strong>[11]</strong></a>, lesquelles dans le contexte français ne pourront être réunies sans en amont en exprimer une forte demande et sans en aval se battre pour en obtenir la satisfaction. Quoi qu’il en soit, en la matière, ce qui ne sera pas demandé ne sera pas obtenu. Cela vaut autant pour le citoyen de base que pour l’élu(e).  Qui alimentera la demande de l’autre ? Cette question en appelle deux autres : qui organisera le débat et les médias, publics notamment, seront-ils de la partie ? Le changement naîtra de la mise en œuvre de compréhensions et d’émotions, de volonté de dialogue et de capacité d’empathie. Il est à vouloir et à obtenir ! « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. » (Bertolt Brecht).</p>
<p>Pierre Klein, président</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Tous les conseillers et tous les ambassadeurs avaient été informés et invités.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Depuis sa création en 2014, la fédération a tenu une cinquantaine de réunions et y a rencontré quelque 3000 personnes.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> En langage journalistique, on parle de nos jours « d’idiots utiles ».</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Certes, la mutation linguistique ne prive pas les Alsaciennes et les Alsaciens de communication. Changer de langue n’empêche pas la communication. Ce que la mutation opère, c’est la perte de l’Hinterland culturel de la langue, la perte de la culture que véhiculait cette langue, la langue étant elle-même une culture, la perte d’une certaine vision du monde, des gens et des choses, la perte aussi du lien entre locuteurs et d’une part de leur identité collective, du « Nous-qui –parlons-telle-langue », la perte de la forte efficience sociale, culturelle et économique que confère le du bilinguisme français-allemand,  et enfin l’impossibilité de remplir le fier devoir historique que des intellectuels alsaciens avaient assigné à l’Alsace, celui d’être un pont entre deux grands pays pour leur propre et réciproque profit. La langue moule la pensée et en façonne l’expression.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a>   Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel (UNESCO).</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> 30 % de pratique dans tous les champs de la société : médias, culture, école, administration, économie, etc.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> À cela s’ajoute un parisianisme prégnant. Chaque année, le ministère de la Culture dépense 139 euros par Francilien contre 15 pour l&rsquo;habitant d&rsquo;une autre région, un rapport de 1 à 9 au profit de l&rsquo;Île-de-France ! Ce parisianisme est non seulement structurel, il  prétend donner le ton. (Voir l’Express du 11 juin 2019).</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Ainsi de grands noms alsaciens de la littérature européenne sont exclus du panthéon national, parce que&#8230; de langue allemande (René Schickele et Ernst Stadler) ou reconnue qu’à la marge (Albert Schweitzer).</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> En fait, à une déculturation, à une aliénation.</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> En fait, à une mutation culturelle</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Le renouveau passe par une politique et une stratégie linguistiques qui par exemple mettraient en œuvre les préconisations de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Comme cela se fait dans les démocraties voisines de la France.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre à la Secrétaire d’Etat en charge de l’Europe au sujet de la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires</title>
		<link>https://www.fab.alsace/lettre-a-la-secretaire-detat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 20:48:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1300</guid>

					<description><![CDATA[Pour lire cette lettre, cliquez sur ce lien]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour lire cette lettre, cliquez sur ce <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/07/FAB-lettre-secrétaire-détat-en-charge-de-lEurope-6-7-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lien</a></strong></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le français en Allemagne, l’allemand en France  &#8211; Französisch in Deutschland, Deutsch in Frankreich</title>
		<link>https://www.fab.alsace/le-francais-en-allemagne-lallemand-en-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 20:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1296</guid>

					<description><![CDATA[Dieser Text können Sie auch auf diesem LINK lesen &#8211; Vous pouvez aussi lire ce texte sur ce LIEN Point de vue.  Les DNA et L’Alsace du 5 juillet publiaient un article intitulé « Le français -plus forcément nécessaire- » dans lequel étaient développés des propos du Minister-Präsident du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann. On ne le sait que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dieser Text können Sie auch auf diesem <a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/07/FAB-point-de-vue-du-6-7-2023-le-français-en-Allemagne-v-ge.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="color: #0000ff;"><strong>LINK</strong></span></a> lesen &#8211; Vous pouvez aussi lire ce texte sur ce <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/07/FAB-point-de-vue-du-6-7-2023-le-français-en-Allemagne-v-fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LIEN</a></strong></span></p>
<p><strong>Point de vue. </strong></p>
<p>Les DNA et L’Alsace du 5 juillet publiaient un article intitulé <em>« Le français -plus forcément nécessaire- »</em> dans lequel étaient développés des propos du Minister-Präsident du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann. On ne le sait que de trop, l’enseignement du français a beaucoup régressé ces deux dernières décennies, pas seulement dans ce Land, mais dans toute l’Allemagne. Il y plusieurs causes à cela.</p>
<p>La première en est la place de plus en plus importante accordée à la langue anglaise qui provoque en contrepartie un lent effacement des autres langues et notamment de la langue française. <em>English is a language killer</em><a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong><sup>[1]</sup></strong></a>. S’agissant du Bade-Wurtemberg, on ne peut que regretter que la population ne juge pas davantage nécessaire de pouvoir dialoguer par-dessus le Rhin dans le cadre d’un bilinguisme collectif franco-allemand, tout en sachant que le français n’y a jamais été une langue populaire<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong><sup>[2]</sup></strong></a>. Sans doute reste-t-il une culture à développer à ce sujet auprès de la population et déjà que l’apprentissage de plusieurs langues est non seulement possible, il est tout bénéfice pour qui en profite<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>.</p>
<p>Mais ne jetons pas la pierre aux Allemands, nous autres Français ne faisons pas mieux. Peut-être même faisons-nous pire. En effet, l’enseignement de la langue allemande a été négligé, voire déconstruit<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><strong><sup>[4]</sup></strong></a><strong>,</strong> par le ministère de l’Éducation nationale depuis plusieurs décennies. L’enseignement de l’allemand est tombé en France à un degré inférieur à 15 %.</p>
<p>L’Alsace, où la langue allemande a un historiquement un caractère de langue populaire et où l’allemand est langue régionale<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a>, fait encore un peu exception, mais elle n’échappe pas au mainstream. Alors même que la demande d’enseignement de l’allemand y reste forte, déjà le nombre d’étudiants d’allemand y est des plus faibles et déjà le manque d’enseignants s’y fait cruellement sentir et l’offre ne suit pas.</p>
<p>Certes, il serait parfaitement possible de communiquer en langue anglaise par-dessus le Rhin, encore faudrait-il que la langue soit maîtrisée, mais ce faisant la communication ne prendrait pas appui sur les cultures présentes sur ses rives. Elle serait en quelque sorte hors sol et sans doute s’entendrait-on davantage que l’on ne se comprendrait<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>.</p>
<p>En amont et en aval des langues, il y a les cultures<a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a>. Favoriser une langue au dépens d’autres, c’est favoriser la culture qu’elle véhicule au dépens d’autres cultures, c’est-à-dire d’autres lectures et compréhensions du monde, de la vie, des gens et des choses. Le jour ou l’anglais aura supplanté les autres langues, nous aurons installé la pensée unique.</p>
<p>Le grand chantier du bilinguisme à installer sur les deux rives du Rhin reste à lancer. Pour ce faire, une ample et récurrente politique de conscientisation des populations des deux rives du Rhin sur la forte efficience sociale, culturelle et économique du bilinguisme français-allemand et une politique linguistique en faveur d’un emploi collectif et d’une connaissance individuelle des deux langues restent à entreprendre.</p>
<p>Ne s’agit-il pas pour les riverains du Rhin de pouvoir vivre pleinement à 360 degrés, sans donc tourner le dos à l’autre, et de dépasser la réalité de « l’archipellisation » politique par l’idéal de l’intégration culturelle qui appelle à la confluence et à la synthèse de deux grandes cultures européennes, la française et l’allemande.</p>
<p>Pierre Klein, président</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> La langue anglaise est une tueuse de langues.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Par langue populaire, nous entendons une langue connue et pratiquée par toutes les strates d’une population.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Et qui commence par le français et l’allemand, l’anglais, c’est cadeau.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> En 1995, plus de 600.000 élèves apprenaient l&rsquo;allemand comme première langue. Ils n&rsquo;étaient plus que 231.000 en 2015 et 147.000 en 2021, (Les Échos du 19 août 2022).</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Comme cela apparaît dans la loi portant création de la Collectivité européenne d’Alsace.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Ou la différence entre « sich verständigen » et « sich verstehen » (s&rsquo;entendre, se comprendre).</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Langue et culture sont intimement liées. La langue façonne la culture qui à son tour façonne la langue.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Französisch in Deutschland, Deutsch in Frankreich</strong></p>
<p><strong>Standpunkt</strong></p>
<p>In den Zeitungen DNA und L&rsquo;Alsace vom 5. Juli erschien ein Artikel mit dem Titel <strong>„Französisch -nicht mehr unbedingt notwendig-„</strong> (<em> Le français -plus forcément nécessaire )</em>, in dem Aussagen des Ministerpräsidenten von Baden-Württemberg, Winfried Kretschmann, weiterentwickelt wurden. Es ist nur allzu bekannt, dass der Französischunterricht in den letzten zwei Jahrzehnten stark zurückgegangen ist, und zwar nicht nur in diesem Bundesland, sondern in ganz Deutschland. Dafür gibt es mehrere Ursachen.</p>
<p>Eine davon ist der immer größere Stellenwert der englischen Sprache, der im Gegenzug dazu führt, dass andere Sprachen und insbesondere die französische Sprache langsam verdrängt werden. <em>English is a language killer!</em><a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>. In Bezug auf Baden-Württemberg kann man nur bedauern, dass die Bevölkerung es nicht für notwendiger hält, sich im Rahmen einer kollektiven deutsch-französischen Zweisprachigkeit über den Rhein hinweg unterhalten zu können, obwohl bekannt ist, dass Französisch dort nie eine Volkssprache war<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>. Zweifellos muss in der Bevölkerung noch eine Kultur zu diesem Thema entwickelt werden, und das Erlernen mehrerer Sprachen ist nicht nur möglich, sondern für denjenigen, der es nutzt, auch von Vorteil<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>.</p>
<p>Aber bevor wir einen anklagenden Blick auf das andere Ufer werfen, wie sieht es denn bei uns aus? Wir Franzosen machen es nicht besser. Vielleicht machen wir es sogar schlechter. Tatsächlich wurde der Unterricht der deutschen Sprache vom Bildungsministerium seit mehreren Jahrzehnten vernachlässigt oder sogar dekonstruiert<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a>. Der Deutschunterricht ist in Frankreich auf einen Grad von unter 15 % gesunken.</p>
<p>Das Elsass, wo die deutsche Sprache historisch einen volkssprachlichen Charakter hat und Deutsch eine Regionalsprache ist<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a>, bildet noch eine kleine Ausnahme, entkommt aber dem Mainstream nicht. Obwohl die Nachfrage nach Deutschunterricht hier nach wie vor groß ist, ist die Zahl der Deutschstudenten bereits auf einem der niedrigsten Niveaus und der Mangel an Lehrern macht sich hier bereits schmerzlich bemerkbar, sodass das Angebot nicht mithalten kann.</p>
<p>Zwar wäre es durchaus möglich, über den Rhein hinweg in englischer Sprache zu kommunizieren, auch wenn die Sprache beherrscht werden müsste, aber dabei würde die Kommunikation nicht auf den Kulturen an den Ufern des Rheins aufbauen. Sie wäre in gewisser Weise bodenlos, und wahrscheinlich würde man sich eher verständigen als verstehen.</p>
<p>Den Sprachen vor- und nachgelagert sind die Kulturen<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>. Eine Sprache auf Kosten anderer zu fördern, bedeutet, die Kultur, die sie vermittelt, auf Kosten anderer Kulturen zu fördern, d. h. auf Kosten anderer Lesarten und Verständnisse der Welt, des Lebens, der Menschen und der Dinge. An dem Tag, an dem das Englische die anderen Sprachen verdrängt hat, werden wir das Einheitsdenken installiert haben.</p>
<p>Die große Baustelle der Zweisprachigkeit, die auf beiden Seiten des Rheins eingerichtet werden muss, muss noch in Angriff genommen werden. Dazu bedarf es einer umfassenden und wiederholten Politik der Bewusstseinsbildung der Bevölkerung auf beiden Seiten des Rheins über die hohe soziale, kulturelle und wirtschaftliche Effizienz der deutsch-französischen Zweisprachigkeit sowie einer Sprachpolitik, die den kollektiven Gebrauch und die individuelle Kenntnis der beiden Sprachen fördert.</p>
<p>Geht es für die Rheinanlieger nicht darum, 360 Grad voll leben zu können, ohne also dem anderen den Rücken zu kehren, und die Realität der politischen „Archipellisierung“ durch das Ideal der kulturellen Integration zu überwinden, das zum Zusammenfluss und zur Synthese zweier großer europäischer Kulturen, der französischen und der deutschen, aufruft.</p>
<p>Pierre Klein, Präsident</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Die englische Sprache ist ein Sprachkiller.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Unter Volkssprache verstehen wir eine Sprache, die von allen Schichten einer Bevölkerung bekannt ist und praktiziert wird.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Und wer mit Französisch und Deutsch beginnt, bekommt Englisch geschenkt.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> 1995 lernten mehr als 600.000 Schüler Deutsch als erste Sprache. Im Jahr 2015 waren es nur noch 231.000 und im Jahr 2021 nur noch 147.000, (Les Échos vom 19. August 2022).</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Wie aus dem Gesetz zur Gründung der Europäischen Gebietskörperschaft Elsass hervorgeht.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Sprache und Kultur sind eng miteinander verbunden. Die Sprache prägt die Kultur, die wiederum die Sprache prägt.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Déclaration liminaire de membres de la FAB au Conseil Académique des Langues Régionales du 23 mai 2023</title>
		<link>https://www.fab.alsace/declaration-liminaire-de-membres-de-la-fab-au-conseil-academique-des-langues-regionales-du-23-mai-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 19:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1256</guid>

					<description><![CDATA[Déclaration liminaire présentée en préambule du Conseil académique des langues régionales d’Alsace du 25 mai 2023 par des membres de la Fédération Alsace bilingue suivants : Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle-René Schickele Gesellschaft, Eltern Alsace, Unsri Gschicht et L’APEPA. Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle-René Schickele Gesellschaft Monsieur le Recteur, La fédération Alsace [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Déclaration liminaire présentée en préambule du Conseil académique des langues régionales d’Alsace du 25 mai 2023 par des membres de la Fédération Alsace bilingue suivants : <strong>Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle-René Schickele Gesellschaft, Eltern Alsace, Unsri Gschicht et L’APEPA.</strong></p>
<h1><span style="color: #ff0000;"><strong>Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle-</strong><strong>René Schickele Gesellschaft</strong></span></h1>
<p>Monsieur le Recteur,</p>
<p>La fédération Alsace bilingue/<em>Verband zweisprachiges Elsass</em> vous a fait parvenir par l’intermédiaire de son président une lettre en date du 9 mai courant en réponse à votre courrier du 25 avril. Dans sa réponse la fédération a tenu à vous renouveler notamment son point de vue, tant sur l’immersion que vous comptez mettre en œuvre à la rentrée 2023 dans quatre classes, que sur la définition de la langue régionale d’Alsace que vous développez dans votre courrier.</p>
<p>Culture et bilinguisme tient à apporter des réponses aux questions que soulèvent votre lettre à la fédération. L’association déplore, à son tour, que vous n’ayez pas retenu l’ouverture sur l’immersion telle que proposée par la circulaire ministérielle du 14 décembre et que vous ayez préconisé une immersion partielle. Par le fait, vous avez renoncé à l’expérimentation à l’école publique d’Alsace à l’expérimentation de l’immersion complète en langue régionale à l’école maternelle. Par ailleurs, elle s’inscrit en faux sur la définition que vous donnez de la langue régionale d’Alsace. En matière de définition d’une langue, il y a d’une part la linguistique et d’autre part la politique.</p>
<p>La linguistique nous dit que les dialectes alsaciens ne forment pas un isolat. Il s’agit de dialectes franciques et alémaniques qui, à ce titre, participent du continuum allemand, du continuum horizontal des dialectes, comme du continuum vertical des dialectes et de l’allemand standard. Tout ce qui est parlé ou écrit dans cet espace linguistique ou diatopie est par définition de l’allemand, donc aussi l’allemand dialectal d’Alsace. Les Alsaciens en avaient parfaitement conscience. Ne disaient-ils pas qu’ils parlaient « Ditsch » ou « Elsasserditsch », c’est-à-dire l’allemand ou l’allemand alsacien, et ne se reconnaissaient-ils pas comme étant « Ditschsprochig », c’est-à-dire germanophones.</p>
<p>Et puis, il y a la politique qui de son côté met en œuvre des stratégies linguistiques c’est-à-dire des actions qui influencent ou visent à influencer une situation linguistique. Elles peuvent concerner :</p>
<ul>
<li>les langues elles-mêmes, leur corpus (élaboration et/ou reconnaissance de dictionnaires, de grammaires&#8230;),</li>
<li>leur statut (langue officielle ou non officielle)</li>
<li>leur acquisition (cette action peut poursuivre différents objectifs en créant des possibilités et des incitations ou des interdits : l&rsquo;acquisition d&rsquo;une langue simplement en tant que deuxième langue, le réapprentissage collectif d&rsquo;une langue qui n&rsquo;est plus utilisée ou le maintien d&rsquo;une langue dont le nombre de locuteurs diminue</li>
<li>ou leur éradication.</li>
</ul>
<p>Monsieur le Recteur, lorsque dans votre lettre vous écrivez que le parcours immersif est « &#8230;le seul à proposer un apprentissage dans trois langues différentes&#8230; », c’est-à-dire français, alsacien et allemand, vous êtes dans la politique. Certes, vous rectifiez quelque peu en revenant à la linguistique lorsque vous écrivez « &#8230;. même si elles constituent deux déclinaisons de la langue régionale (au singulier) selon la définition de mon prédécesseur, le Recteur Deyon ».</p>
<p>Pourquoi ne pas dire les choses simplement comme elles sont désormais inscrites dans la loi, en l’occurrence de celle portant création de la Collectivité européenne d’Alsace qui préconise des politiques linguistique en faveur de « l’allemand dans sa forme standard et ses variantes dialectales ». Comme le démontre l’appel « un avenir pour le bilinguisme en Alsace » la très grande majorité de la classe politique alsacienne reste fidèle, comme d’ailleurs la très grande majorité du mouvement cultuel alsacien au concept de bilinguisme, un paradigme alsacien qui a traversé les siècles.</p>
<p>Parler de bilinguisme français-allemand n’exclut en rien des politiques linguistiques en faveur des dialectes bien au contraire si l’on veut bien associer, nous devrions dire réassocier standard allemand et dialectes qui constituent deux expressions d’une même langue.</p>
<p>La Suisse alémanique pourrait à cet égard être un exemple à suivre. En Suisse alémanique, il n’y a pas de véritable relation hiérarchique entre les expressions employées (standard et dialecte). Ces expressions y sont choisies en fonction du canal de communication, l’allemand standard étant sans exclusive la variété « publique<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong><sup>[1]</sup></strong></a> », et le suisse-allemand étant lui aussi sans exclusive la variété orale sans pour autant avoir un statut inférieur par rapport à l’allemand standard, souvent appelé « Schriftdütsch » par rapport au « Schwiizerdütsch<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong><sup>[2]</sup></strong></a> ». Allemand standard et suisse-allemand sont considérés comme étant des éléments d’un tout<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><strong><sup>[3]</sup></strong></a>.</p>
<p>Monsieur le Recteur, en se posant la question de l’avenir linguistique alsacien, on devrait pouvoir concilier linguistique et politique. Quelle Alsace voulons-nous pour le futur ? Une Alsace collectivement repliée sur le monolinguisme français aussi riche soit-il, une Alsace certes bilingue, mais d’un bilinguisme langue française-« langue alsacienne », fermée sur le Rhin, « finistérisée » et tournant le dos à la moitié du monde qui l’environne ou une Alsace bilingue français-allemand standard et dialectal participant pleinement des espaces francophone et germanophone qui l’environnent, comme ce fut le cas tout au long de l’histoire et comme l’avenir nous l’impose si l’on veut bien convenir que ce bilinguisme-là constitue un bien collectif à forte efficience sociale, culturelle et économique permettant notamment à l’Alsace et aux Alsaciens de vivre à 360 degrés, sans tourner le dos à personne !</p>
<p>Pierre Klein<strong> </strong></p>
<h1><span style="color: #ff0000;"><strong>Eltern Alsace</strong></span></h1>
<p>Nous souhaitons tout d’abord souligner l’union de toutes nos associations pour alerter ensemble sur l’affaiblissement inquiétant et persistant de l’enseignement de notre langue régionale en Alsace ; cette unité est symbolisée par cette déclaration commune qui est peut-être une première dans le cadre de ce conseil. Acteur historique de l’enseignement bilingue et membre de la Fédération Alsace bilingue, notre association de parents d’élèves, Eltern Alsace, déplore les dérives suivantes :</p>
<p><strong>&#8211; L’absence totale d’ouverture de nouveaux sites bilingues en petite section de maternelle depuis la rentrée 2020 sur tout le territoire (département du HautRhin et du Bas-Rhin) </strong></p>
<p><strong>&#8211; Le report de plus en plus fréquemment constaté du démarrage du cursus bilingue de la petite section à la moyenne section de maternelle.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 300;">Au départ réservé aux agglomérations mulhousienne et strasbourgeoise en invoquant des difficultés sociales, ce report concernera de nombreux nouveaux sites, portés à notre connaissance, à la rentrée 2023 : Habsheim, Kingersheim, Ferrette, Sierentz et Masevaux. Nous n’avons pas de visibilité sur d’éventuels autres sites qui pourraient être concernés par cette situation ; les chiffres 2023/24 parlent de presque 20 % des écoles bilingues (19 % pour le Haut-Rhin/16 % pour le Bas-Rhin).</span></p>
<p>&#8211; <strong>La problématique de recrutement d’enseignant d’allemand qui est un argument régulièrement avancé par l’Éducation nationale pour justifier les régressions suscitées.</strong></p>
<p>Si les difficultés sont réelles, comme dans beaucoup d’autres métiers, des initiatives ayant fait leurs preuves avec des données chiffrées à l’appui, existent pour pallier cette problématique. Par exemple, le projet RecrutoRRs, porté par Eltern Alsace, a permis d’aider au recrutement de près de 50 enseignants en 3 ans parmi presque 600 candidats identifiés par nos actions (dont 41 pour l’Éducation nationale). Malgré ces résultats, il nous a été signifié que le rectorat ne souhaitait pas que ce programme soit pérennisé à compter de juillet 2023 ; une attitude incompréhensible alors que les potentiels candidats germanophones et/ou dialectophones sont là, à notre porte ! Ces dérives cumulées auront de graves conséquences à court et moyen terme sur le</p>
<p><strong> </strong>Ces dérives cumulées auront de graves conséquences à court et moyen terme sur le développement voire le maintien de l’enseignement bilingue en Alsace, faisant craindre une perte significative de l’adhésion des familles à ce cursus. A noter déjà qu’après une progression constante depuis la création de la filière bilingue, il y a plus de 30 ans, nous observons à présent une inflexion de la courbe du nombre d’inscrits en maternelle bilingue pour la rentrée 2022/23 (23,75 % contre 24,59 % en 2021/22 dans le Haut-Rhin, 19,48 % contre 19,8 % en 2021/22 dans le Bas-Rhin). Cela n’est pas un reflet d’une demande insuffisante, mais d’une offre bien mal en point&#8230;</p>
<p>Nous devons être en vigilance permanente pour défendre des principes qui devraient être indéfectibles ; une énergie perdue qui pourrait être pourtant utilisée à une collaboration constructive des différents acteurs pour aller vers un objectif commun : développer l’apprentissage de la langue régionale sur le territoire pour tous et dès le plus jeune âge.</p>
<p>Nous ne comprenons pas cette détermination à vouloir déconstruire une offre si précieuse et enrichissante pour nos enfants, et d’autant plus dans une Europe fragilisée par le contexte mondial actuel.                                                                                     Claude Froehlicher</p>
<h1><span style="color: #ff0000;"><strong>Unsri Gschìcht</strong></span></h1>
<p>Unsri Gschìcht, association pour l’histoire de l’Alsace membre de la FAB, regrette le manque de moyens accordés, dans l’enseignement secondaire, à l’option « Culture Régionale ». Octroyés par la DARILV, selon des critères apparemment liés au nombre d’élèves, les fonds devant rémunérer les enseignants ne suffisent pas, dans plusieurs collèges, à couvrir l’ensemble des heures d’une année scolaire. Dans certains établissements, l’option « Culture Régionale » est donc limitée à une partie de l’année scolaire seulement ; cela dévalorise cette option par rapport à d’autres, comme les « Langues et Cultures de l’Antiquité » (LCA), dont le financement ne dépend pas du nombre des élèves. Dans d’autres établissements, attachés à un enseignement de « Culture Régionale » durant toute l’année scolaire, les enseignants sont amenés à donner quelques heures de cours gratuitement, ce qui n’est pas acceptable. L’option « Culture Régionale », dispensée en langue française, est une opportunité offerte à tous les élèves de mieux appréhender leur environnement, mais aussi l’histoire de leur région, qui n’est pas traitée dans les manuels d’histoire. Elle nous semble, à ce titre, devoir être particulièrement soutenue par le rectorat de Strasbourg.</p>
<p>Par ailleurs, Unsri Gschìcht souhaite le retour de l’enseignement obligatoire de « Langue et Culture Régionale » qui existait dans les filières bilingues des collèges d’Alsace jusqu’en 2016. La consigne avait été donnée, lors de la suppression de cette heure hebdomadaire en langue allemande, de traiter désormais du fait régional dans le cours d’allemand et les cours de DNL, essentiellement ceux d’histoire-géographie. Or, d’une part, les enseignants des matières concernées ont déjà un programme à suivre, qui ne permet qu’une intégration parcellaire du fait régional, et, d’autre part, la consigne donnée oralement en 2016 n’a jamais été rappelée ou précisée et semble donc, de fait, complètement oubliée. La disparition de l’enseignement obligatoire de « Langue et Culture Régionale » fait perdre aux élèves de la filière bilingue le sens profond de leur parcours spécifique. Ainsi donc, ils ne comprennent pas, lorsqu’ils se retrouvent, à la fin de la 3e, devant leur sujet de brevet en histoire-géographie, pourquoi la première page porte la mention « Langue régionale d’Alsace ».</p>
<p>Eric Ettwiller</p>
<h1><span style="color: #ff0000;"><strong>APEPA</strong></span></h1>
<p>Monsieur le Recteur,</p>
<p>Mesdames et Messieurs les membres du CALR,</p>
<p>Dans le cadre des contributions de la FAB, j’aimerais compléter les réflexions apportées par quelques considérations linguistiques autour de l’immersion, à l’ordre du jour de ce Conseil académique, si vous me le permettez.</p>
<p><strong>Des vertus d’un enseignement immersif.</strong></p>
<p>Le meilleur moyen d’apprendre une langue est incontestablement de l’apprendre en immersion par plongeon dans un bain linguistique. Mais pour que l’immersion soit optimale, il faut deux choses : à la fois se plonger dans la langue cible en contact permanent et régulier avec elle par une exposition maximale aux éléments langagiers en question, mais surtout en parallèle se couper du français, car si on n’opère pas cette coupure, les mécanismes du cerveau vont continuer d’opérer dans la langue qui lui est la plus familière.</p>
<p>Ce processus d’apprentissage par mimétisme est d’ailleurs optimal chez les tout-petits, d’où l’intérêt précisément de la précocité de l’apprentissage des langues, notamment avec l’enseignement paritaire bilingue, qui est une réelle avancée et qu’il convient de souligner autant que faire se peut.</p>
<p>Or, lorsque l’on apprend une langue seconde en milieu scolaire qui n’est pas celle de son pays, la salle de classe n’est pas le cadre le plus propice, car les enseignants sont généralement francophones et dès la fin du cours, les apprenants se retrouvent plongés dans leur milieu naturel, retour brutal à la réalité, alors qu’un enseignement immersif permet, au contraire, de développer l’imprégnation d’une autre langue. On peut donc aisément renverser l’argument qui n’apparaît pas fondé en raison. Nous saluons donc, à ce titre, l’expérimentation des classes immersives en langue régionale proposée au sein de l’Éducation nationale.</p>
<p>Mais faut-il pour autant se contenter d’une immersion partielle avec un enseignement du français en complément ? Bien sûr que non ! Au-delà de la difficulté, réelle, de réunir des équipes éducatives motivées, dans un contexte de pénurie d’enseignants, il nous semble, au contraire nécessaire, une fois les conditions d’ouverture actées, de tenter l’expérimentation en limitant l’usage du français à son strict minimum pour ne pas perturber les enfants dans leurs apprentissages, et d’en optimiser tous les bienfaits par une immersion totale et le bain linguistique associé. Si nous voulons obtenir des résultats positifs, il ne faut pas mettre en place des freins, avant même d’en avoir mesuré les retombées. Le bilinguisme paritaire permet déjà en soi actuellement à des générations entières d’enfants d’acquérir un meilleur niveau linguistique en allemand par rapport à ceux issus d’un cursus traditionnel, alors ayons l’ambition pour nos enfants de poursuivre plus avant !</p>
<p>Face à la baisse de niveau en français, maintes fois décriée, l’apprentissage de la langue seconde va naturellement renforcer les acquisitions de la langue maternelle, car l’élévation du niveau linguistique d’une langue va de pair avec la mise en place de stratégies de renforcement interlangues dans un contexte plurilingue. Donc ce processus bénéficie aux deux.</p>
<p>D’autre part, face à l’argument de la mobilité des parents, pour justifier la mise en place d’un enseignement immersif partiel avec introduction du français, il est aisé de constater que les allophones entrant chez nous n’ont pas ce souci de la langue, car ils finissent tous par apprendre le français.</p>
<p>Quel enfant de maternelle qui quitterait l’Alsace, issu d’une scolarisation en immersion complète, et vivant sur le sol français, ne saurait parler et comprendre le français dans sa nouvelle école ? Il est totalement improbable qu’une immersion totale mette en péril la langue républicaine puisque l’article 2 de la Constitution le stipule : « La langue de la République est le français ». Il n’est donc pas question de s’en couper au cours de la scolarité, simplement de l’introduire plus tard, à l’école élémentaire.</p>
<p>De la même manière, si les enfants et on le comprend bien, vont avoir tendance tout naturellement à reproduire dans la salle de classe leur langue maternelle qui est le français, alors le fait pour les enseignants de recourir à la langue régionale, au lieu de leur parler en français pour leur répondre, va tout naturellement contrebalancer le poids de la langue première. Pour autant, il ne s’agit pas d’interdire aux enfants d’utiliser le français, ce qui serait contre-productif et aucun enseignant digne de ce nom ne le ferait. Il s’agit, au contraire, de leur proposer un autre modèle phonatoire, en parallèle, pour les ouvrir à d’autres perspectives.</p>
<p>On peut aisément comprendre, qu’à des enfants qui s’exprimeraient en français, on leur réponde en allemand ou en alsacien, au lieu de le faire soi-même en français.</p>
<p>Par ailleurs, il est possible d’adapter les évaluations nationales de CP à des profils d’enfants ayant bénéficié d’un enseignement immersif exclusif, par des épreuves en allemand spécifiques, comme cela s’est déjà fait dans le système paritaire, où des sujets ont été élaborés à la fois en français et en allemand pour respecter la parité et l’équité. On pourrait également imaginer introduire le français en Grande Section de maternelle, selon des modalités élaborées dans le cadre d’un enseignement immersif.</p>
<p>On le voit, il ne s’agit donc pas d’imposer une immersion totale aux enfants, mais bien de proposer comme préalable à cette expérimentation, une immersion sans recours au français, car seule alternative et modèle linguistique efficace qui a fait ses preuves, avec toute la souplesse qui en découle.<strong> </strong></p>
<p><strong>Mais de là s’impose une nécessaire communication aux familles autour de la question.</strong></p>
<p>Car, en effet, pour arriver à une bonne compréhension des choses, encore faut-il apporter aux familles les clés de compréhension des enjeux d’une immersion linguistique réussie. Les parents, et on le comprend aisément, sont parfois réticents à plonger dans le grand bain par méconnaissance des bienfaits du système immersif, ne fût-ce que par crainte pour la sécurité de leur enfant si le français n’est pas enseigné. Il convient donc de les accompagner au mieux, car on peut aisément dissocier des consignes prodiguées à un enfant dans sa langue maternelle, qu’il comprendra aisément, d’un enseignement mené en français, même à hauteur de 25 %.</p>
<p><strong>Il est donc primordial de lever les appréhensions des parents sur ces questions.</strong></p>
<p>Même si l’école n’a pas vocation à pallier les manquements d’une absence de transmission de l’alsacien par les familles, elle porte tout de même la responsabilité des moyens à mettre en œuvre dans la transmission de la langue régionale dans sa double composante, dialectale et standard, dont on oublie trop souvent de dire aux enfants que c’est aussi leur langue avant d’être celle du voisin. Gageons que cette dynamique finisse par être relayée à terme dans la société et portée par les médias et que son usage s’en ira grandissant, car comme souvent, ce qui part de l’école devient modélisant.</p>
<p>Les vertus de l’immersion ne sont plus à démontrer, tant les expériences d’échanges transfrontaliers et de séjours linguistiques sont plébiscitées par les jeunes, ce qui est bien le signe qu’il est urgent de développer l’enseignement immersif exclusif précoce.</p>
<p>Aurélie Leguil, représentante de l’APEPA au CALR</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>Vous pouvez retrouver ce texte en pdf sous ce</em></span> <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/05/FAB-au-CALR-IV-du-23-5-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LIEN</a></strong></span></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Expression officielle, administrative, médiatique ou encore koinè.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Il est à noter que les Suisses <strong>ont conservé</strong> dans le nom Schwiizerdütsch,  &#8211; Dütsch -, (cognat de l’allemand Deutsch). Autrement dit, <strong>ils ne rejettent pas</strong> le caractère allemand de leurs dialectes.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Standard et dialectes sont perçus comme étant les deux faces d’une même médaille, non pas un face-à-face, mais « un face +face ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sprachpraxis im Elsass seit 1918: Ursachen und Auswirkungen</title>
		<link>https://www.fab.alsace/sprachpraxis-im-elsass-seit-1918-ursachen-und-auswirkungen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 19:21:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1253</guid>

					<description><![CDATA[Konferenz von Pierre Klein in Innsbruck auf Einladung von  Frau Dr. Prof. I.R. Eva Lavric Professorin am Institut für Romanistik und Leiterin des interdisziplinären Frankreich-Schwerpunkts Universität Innsbruck.   Siehe Link: PK Sprachpraxis im Elsass Innsbruck &#160; &#160; &#160; &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Konferenz von Pierre Klein in Innsbruck auf Einladung von  Frau Dr. Prof. I.R. Eva Lavric Professorin am Institut für Romanistik und Leiterin des interdisziplinären Frankreich-Schwerpunkts Universität Innsbruck.   Siehe Link: <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/05/PK-Sprachpraxis-im-Elsass-Innsbruck.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">PK Sprachpraxis im Elsass Innsbruck</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Glossodiversité : une richesse en Alsace et ailleurs.</title>
		<link>https://www.fab.alsace/glossodiversite-une-richesse-en-alsace-et-ailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin.fab]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 May 2023 08:32:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1236</guid>

					<description><![CDATA[Contribution aux réunions organisées par la fédération Alsace bilingue (FAB-VZE) dans le cadre du mois du bilinguisme de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA)  le texte de la contribution est également disponible  ICI Gilbert Dalgalian[1] D’abord une mise au point sur le rapport entre langues et identités.                          On a relié trop facilement langues et identités. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contribution aux réunions organisées par la fédération Alsace bilingue (FAB-VZE) dans le cadre du mois du bilinguisme de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA)</strong><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>le texte de la contribution est également disponible</em></span>  <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/05/Glossodiversité-une-richesse-en-Alsace-et-ailleurs-Dalgalian.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ICI</a></strong></span></p>
<p><strong>Gilbert Dalgalian<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></strong></p>
<ol>
<li><strong>D’abord une mise au point sur le rapport entre langues et identités.</strong></li>
</ol>
<p><strong> </strong><strong>                        </strong>On a relié trop facilement langues et identités. Cela mérite une clarification qui n’est pas que lexicale. Elle concerne la place de l’individu dans la société et par là même toutes les sciences humaines.</p>
<p><strong> </strong>                        Dans le cas des Alsaciens et des Alsaciennes, il importe de bien définir le rôle des langues dans l’identité de chacun et de chacune. Prenons le cas d’un Alsacien bilingue, issu d’une famille qui a conservé et transmis sa langue d’origine : dispose-t-il d’une double identité ? Ou plutôt de racines doubles ?</p>
<p><strong> </strong>                        Et si l’on considère un Alsacien unilingue, issu d’une famille monolingue francophone, ne va-t-il pas – tout comme son voisin bilingue – multiplier les acquis socioculturels en raison d’environnements multiples qui vont, chez lui aussi, enrichir ses racines tout au long de la vie ? Oui, ce sont toutes ces racines, héritées et/ou construites au fil de l’âge qui forment chaque identité personnelle, qu’on ne partage jamais complètement avec un autre, pas même avec ses proches.</p>
<p><strong> </strong>                        En bref, l’identité est une résultante individuelle ; elle est tout le contraire d’une assignation à une socioculture unique, à une langue unique, ou à une ethnie, une religion ou un État.</p>
<p><strong> </strong>                        Fondamentalement, le rapport que j’ai avec mes proches, mon groupe, ma communauté, n’est pas un rapport d’identité, mais un rapport de partage. Chacun et chacune en Alsace partage avec son entourage beaucoup de traits culturels, linguistiques, certaines racines, mais pas toutes. ‘Racines’ est un terme qui présente l’avantage de dire qu’on s’inscrit dans une langue ou dans plusieurs, dans une culture ou dans plusieurs.</p>
<p>C’est bien grâce à ses multiples racines qu’un Alsacien ou une Alsacienne s’enracine dans plusieurs mondes et peut se déployer dans plusieurs directions. À l’inverse d’une identité qui serait unique et obligée, il n’y a rien de figé dans les racines : elles vous procurent une totale liberté face à des environnements complexes et changeants.</p>
<p><strong> </strong>                        Et lorsqu’il y a des conflictualités entre différents environnements socioculturels, c’est encore l’individu qui fait le choix ou la synthèse ; c’est l’individu qui arbitre et qui tranche. En assimilant trop souvent les peuples à une socioculture unique, à une langue unique, on a ouvert la voie à toutes sortes d’instrumentalisations. Cela a été le cas en Alsace et dans beaucoup d’autres lieux, où l’idée d’identité a servi à l’éradication d’une langue régionale ou minoritaire.</p>
<p><strong> </strong>                        Cet ensemble précisions ne remet évidemment pas en question les sentiments légitimes de solidarité collective ou d’engagement pour une langue ou une culture. Bien au contraire, les triples racines que sont le français, l’alsacien et le standard Hochdeutsch sont la richesse spécifique de l’Alsace. Comme toute richesse, ces langues doivent être sauvegardées, cultivées et transmises.</p>
<p>Outre qu’elles sont une ouverture aux autres et au monde, les langues sont aussi – et peut-être avant tout – la voie privilégiée de notre épanouissement personnel. Le bi- et le plurilinguisme nous ouvrent des horizons que le monolinguisme ne procure pas au même degré, ni avec la même profondeur. D’où ce premier message aux Alsaciens : <em>« L’éducation bilingue est la première université de vos enfants ». </em>Ce qui nous amène au concept de ‘Glosodiversité’.</p>
<p><strong> </strong><strong>D’où vient ce néologisme de ‘Glossodiversité’ ?</strong></p>
<p><strong> </strong>                        L’idée d’un lien entre la biodiversité dans la nature et la diversité linguistique et culturelle a été à la fois pressentie et mal nommée. L’idée en est apparue chez quelques auteurs sous le terme de <em>« biodiversité linguistique ». </em>L’intention est juste, c’est la désignation qui n’est pas satisfaisante. Elle ne dit pas la nature du lien, lequel reste ainsi mal identifié.</p>
<p>Or les faits observés ne sont pas de même nature dans l’évolution darwinienne du vivant – qui est très lente – et dans les évolutions culturelles et linguistiques bien plus rapides. Il existe bien une filiation entre ces deux évolutions, mais c’est la différence qualitative qui justifie le néologisme. Oui, la glossodiversité est le prolongement de la biodiversité, mais sous des formes inédites dans l’évolution du vivant. Il y a donc à la fois filiation et rupture.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Quand et comment naît cette différenciation entre deux diversités si différentes ?</strong></li>
</ol>
<p><strong> </strong><strong>                        </strong>Quittons pour un instant l’Alsace et plongeons-nous dans notre préhistoire pour approfondir la question cruciale de l’apparition du langage. Le terme de glossodiversité résume et synthétise les avancées de la génétique et de la paléoanthropologie : Albert Jacquard pour la première, Yves Coppens et Pascal Picq pour la seconde. Ces deux disciplines convergent dans une même compréhension de l’émergence d’Homo Sapiens. Laquelle a le mérite d’éclairer ce paradoxe inouï du bébé humain doté d’une éducabilité sans précédent dans le règne du vivant. Et qui éclaire également l’époustouflante diversité de profils – ethniques, culturels, linguistiques – qui sont la marque d’Homo Sapiens et, avant lui déjà, d’Homo Erectus.</p>
<p><strong> </strong>                        Pour comprendre cette profusion de profils, il faut chercher le moment privilégié, le saut qualitatif qui explique le changement. La glossodiversité ne pouvait pas être la simple continuation de l’évolution darwinienne sans heurts ni ruptures. Voici donc la réponse de la génétique et de la paléoanthropologie : La plus décisive des auto-inventions qui ont abouti à Sapiens fut le passage à la bipédie. Cette transformation est attribuée à la perte des habitats forestiers et de la vie arboricole à la suite d’accidents tectoniques, tels le Rift est-africain, provoquant de profonds changements de climats et de paysages en Afrique.</p>
<p>La confrontation brutale avec la savane et les vastes étendues à parcourir pour se nourrir ou pour échapper aux prédateurs va enclencher des modifications de la morphologie des hommes et des femmes.</p>
<p>Or la bipédie n’est pas un simple changement de posture. Elle entraîne au fil du temps un redressement de la colonne vertébrale, une verticalisation du bassin, une descente du larynx, un repositionnement du crâne avec un gain de volume du cerveau. Mais la conséquence la plus décisive de cette métamorphose va concerner la femme Erectus d’abord, puis Sapiens elle-même. Avec un bassin plus fin, parce que verticalisé, leur cavité pelvienne s’est réduite et désormais dames Erectus et Sapiens ne peuvent plus garder le bébé jusqu’au terme d’une grossesse qui devait être plus longue que les neuf mois que nous connaissons : la tête du bébé était devenue trop grosse pour cette cavité pelvienne réduite.</p>
<p>Voici ce qu’écrit Yves Coppens dans <em>‘L’histoire de l’Homme » (pages 56-57) :</em></p>
<p><em>«  Ce raccourcissement de la distance entre l’articulation sacro-iliaque et l’articulation de la hanche – qui a l’avantage de décroître le moment de rotation créé par le poids du corps sur la hanche – a (aussi) le désavantage de réduire la taille de la cavité pelvienne, entraînant une parturition ventrale … contrairement à celle des grands singes qui est dorsale. … Cette constatation de l’apparition très précoce du mode humain de parturition souligne ses liens avec la bipédie et non pas, comme on l’a souvent écrit, avec l’agrandissement du cerveau ».</em></p>
<p><em>                        </em>Ainsi ont été identifiées dans une même observation à la fois la nouvelle anatomie de la femme, la nouvelle physiologie de l’accouchement et – le plus important pour le devenir de Sapiens – la durée plus courte de la gestation. Avec cette conséquence, depuis Erectus au moins, que nous sommes tous et toutes nés prématurés. Et parce que prématuré, notre cerveau arrive au monde totalement inachevé, bien que parfaitement doté de quelque 90 milliards de neurones à la naissance.</p>
<p>Ce paradoxe fondateur, qui ouvre aux enfants Sapiens la plus longue éducabilité de toutes les espèces vivantes, n’a pas été suffisamment souligné. C’est parce qu’il est né prématuré que l’enfant humain va subir dès les premiers mois et pendant une longue période les influences de son environnement naturel, social, technique, culturel et linguistique. Avec l’impact le plus marquant entre zéro et sept ans, âge des acquisitions fondamentales, qui est aussi l’âge du langage.</p>
<p>C’est donc notre immaturité à la naissance qui nous a ouvert un vaste champ d’apprentissages et de transformations durant ce qu’on appelle l’épigenèse, c’est-à-dire un temps de construction intense de réseaux neuronaux durant la tendre enfance. Sous condition cependant de la présence d’une famille, d’un groupe ou d’un clan pour assurer au bébé humain la survie et la transmission des savoir-faire indispensables à son autonomie.</p>
<p>Pour le formuler autrement, disons que c’est ce cerveau de prématuré qui a permis à Sapiens d’échapper à la dictature des gènes, non pas pour tomber dans une dictature de l’environnement, mais pour accéder à une ère d’interactions intenses entre gènes et environnement.</p>
<p>Voici comment Yves Coppens désigne ce point de basculement, cette révolution bio-culturelle dans son livre <em>« Origines de l’homme, origines d’un homme » </em>(pages 256-257)<em> :</em> <em>« Pendant les premiers temps, l’évolution naturelle de l’homme a continué sur sa lancée, tandis que l’évolution culturelle évoluait beaucoup plus lentement par rapport à la biologique. Et puis cette évolution culturelle a fini par atteindre ‘sournoisement’ le niveau de l’évolution biologique et l’a très vite dépassé, au point de le clouer sur place … . Ce fait d’inversion des vitesses respectives de l’évolution biologique et de l’évolution culturelle, que j’ai appelé le ‘Reverse Point’, peut être très approximativement situé il y a 100 000 ans seulement sur une histoire qui en a trente fois plus ! Ce point d’inversion signifie évidemment la victoire de l’acquis sur l’inné ».</em></p>
<p><em>            </em>            C’est ainsi que la transformation de son environnement a pu déterminer chez l’humain des évolutions inédites qui ne dépendent plus du seul patrimoine génétique, mais viennent au contraire compléter ce patrimoine par des innovations dans tous les domaines technoculturels.</p>
<p>Ce qui mène à ce constat : l’éducation ne bénéficie pas seulement de la transmission – par la famille, l’école et la société – mais aussi de modifications ajoutées par chaque individu au fil de son vécu. Ainsi la diversité se poursuit dans chaque cerveau par l’émergence de profils toujours uniques.</p>
<p>D’autre part nous savons désormais grâce à l’analyse de l’ADN que  Sapiens n’est pas issu d’une seule souche humaine, mais de plusieurs. Il s’est accouplé avec Néandertal, Denisova, Florès et quelques autres sur les cinq continents. Il est le produit de multiples migrations et métissages qui ont amplifié et accéléré les variations génétiques qui, dans la seule évolution darwinienne, sont beaucoup plus lentes.</p>
<p>En conclusion, nous sommes là parce que nous sommes des hybrides. Et si nous sommes éducables et adaptables, c’est parce que nous sommes les enfants de la diversité, elle-même produite par la mutation singulière de la bipédie.</p>
<p>Il importe d’avoir conscience de tout ce qui nous a diversifiés, cultivés et différenciés dans tous les domaines : ethnies, langues, cultures, croyances et profils individuels. Cela nous permet de poser  un regard fraternel sur l’autre, le migrant, l’étranger.</p>
<p>Pourtant la conscience ne suffit pas. Elle doit se traduire en pratiques vécues, en institutions. Une réflexion globale sur les politiques linguistiques s’impose. Est-ce que la transmission des langues régionales par l’école, même en immersion précoce, est suffisante ? Est-ce que l’école peut tout faire ? S’il est vrai que l’école est la cheville ouvrière de toute transmission, peut-elle assurer à elle seule une pratique habituelle et spontanée de l’alsacien hors de la classe ?</p>
<p>Les acquis scolaires n’ont d’effet que s’ils sont prolongés hors de l’école dans les loisirs, les clubs et les associations sportives et autres. Et surtout dans les médias ! Seule une présence massive de l’alsacien dans les médias lui donnera la visibilité et, à nos enfants, la perception de sa légitimité, après tans d’années de dévalorisation et d’éradication sournoise.</p>
<p>C’est par les médias qu’on peut inverser le regard dévalorisant en appliquant aux langues régionales le vieux principe du <em>« Black is beautiful », </em>ce qui en traduction pourrait s’énoncer comme ceci : <em>« Mon atout, c’est mon bilinguisme avec l’alsacien ou l’occitan ou le breton ».</em></p>
<p><em>                        </em>En fin d’exposé je veux redire que, si la biodiversité est la condition de la survie physique de l’humanité, la glossodiversité et son corollaire, la diversité intellectuelle, sont la condition de toute créativité, de nos adaptations futures et de nos réponses inédites face aux périls du nouveau siècle.</p>
<p>Le dernier saut qualitatif ne viendra pas d’un quelconque nivellement culturel ou linguistique, mais de notre capacité collective à innover. Nous avons les réseaux neuronaux idoines. Mais aurons-nous la volonté collective de poursuivre notre déjà très longue gestation vers un humain solidaire que, dans un de mes livres, j’ai nommé un ‘Homo Solidaris Responsbilis’. GD 10 mai 2023</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Docteur en linguistique. Psycho-linguiste spécialisé dans les apprentissages précoces de langues. Un temps professeur d&rsquo;allemand et chercheur en didactique des langues à Zurich&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Lettre du 9 mai 2023 de la fédération Alsace bilingue à monsieur le Recteur &#8211; Brief des Verbands zweisprachiges Elsass  an den Rektor vom 9.5.2023</title>
		<link>https://www.fab.alsace/lettre-du-9-mai-2023-de-la-federation-alsace-bilingue-a-monsieur-le-recteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2023 21:39:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1226</guid>

					<description><![CDATA[Pour lire le document, cliquez ici   Brief des Verbands zweisprachiges Elsass  an den Rektor vom 9.5.2023 : siehe hier]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour lire le document, cliquez <strong><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/05/FAB-lettre-au-Recteur-V-9-5-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a></span>  </strong></p>
<p>Brief des Verbands zweisprachiges Elsass  an den Rektor vom 9.5.2023 : siehe <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/05/FAB-Brief-an-den-Rektor-vom-9-5-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">hier</a></strong></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>procès-verbal de l&#8217;assemblée générale du 15 avril 2023 portant sur l’exercice 2022</title>
		<link>https://www.fab.alsace/proces-verbal-de-lassemblee-generale-du-15-avril-2023-portant-sur-lexercice-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 06:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1219</guid>

					<description><![CDATA[Pour lire le document, cliquez ici]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour lire le document, cliquez <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/04/Fab-AG-II-exercice-2022.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a></strong></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lettre au Président de la République : Charte européenne des langues &#8230;</title>
		<link>https://www.fab.alsace/lettre-au-president-de-la-republique-charte-europeenne-des-langues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 13:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1131</guid>

					<description><![CDATA[Lettre au Président de la République au sujet des 25 ans de la mise en vigueur de la Charte européennes des langues régionales ou minoritaires. Un événement que la France ne peut pas commémorer, puisqu&#8217;elle n&#8217;a pas ratifié cette Charte.  Pour consulter le document, cliquez sur LETTRE  ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lettre au Président de la République au sujet des 25 ans de la mise en vigueur de la Charte européennes des langues régionales ou minoritaires. Un événement que la France ne peut pas commémorer, puisqu&rsquo;elle n&rsquo;a pas ratifié cette Charte.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em> Pour consulter le document, cliquez sur</em></span> <span style="color: #0000ff;"><strong><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/05/FAB-lettre-au-président-de-la-république-du-28-2-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LETTRE</a></span>  </strong></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Faut-il un récit régional à l’instar du récit national ?</title>
		<link>https://www.fab.alsace/faut-il-un-recit-regional-a-linstar-du-recit-national/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Feb 2023 20:22:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1125</guid>

					<description><![CDATA[Braucht man eine regionale Erzählung nach dem Vorbild der nationalen Erzählung? Dieser Bericht können Sie auch in deutsher Sprache lesen oder herunterladen &#8230;, klicken Sie hier  On ne naît pas Alsacien. On le devient&#8230; ou pas ! On peut le devenir si l’occasion est donnée de s’approprier les éléments identificatoires alsaciens. Pierre Klein Si l’Alsace a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h5><strong>Braucht man eine regionale Erzählung nach dem Vorbild der nationalen Erzählung?</strong></h5>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>Dieser Bericht können Sie auch in deutsher Sprache lesen oder herunterladen &#8230;, klicken Sie hier </em></span></p>
<p><em>On ne naît pas Alsacien. On le devient&#8230; ou pas ! On peut le devenir si l’occasion </em></p>
<p><em>est donnée de s’approprier les éléments identificatoires alsaciens.</em></p>
<p>Pierre Klein</p>
<p>Si l’Alsace a une histoire, elle n’a par contre pas de mémoire, car à vrai dire, les Alsaciens n’ont jamais eu l’occasion de faire ensemble un travail sur leur histoire et leur culture ni donc d’élaborer ensemble une mémoire collective. Et pour cause, leur histoire et leur culture, prises dans leur entièreté,  restent non enseignées dans les écoles d’Alsace et sont amplement absentes des médias, publics notamment. Aussi manque-t-il à l’Alsace un récit alsacien, un récit partagé sur l’histoire et la culture d’Alsace qui traverserait la société alsacienne.</p>
<p>Ce que les Alsaciens s’imaginent être résulte avant tout d’une histoire, qui leur est racontée ou qu’ils se racontent à eux-mêmes. Une histoire qui comporte beaucoup de sentimentalisme, de contradictions, d’incertitudes et d’approximations, de contrevérités aussi.</p>
<p>Nous devenons Français en ce que nous faisons nôtre ce que l’école et les médias nous présentent de la France. Et parce que l’école et les médias ne nous présentent rien, ou si peu,  de ce qui fait l’Alsace, les Alsaciennes et les Alsaciens ne peuvent pas faire leur qui ne leur est pas présenté. Et comme on ne peut pas s’identifier à ce que l’on ne connaît pas, les mêmes ne sont pas loin d’avoir atteint le degré zéro du niveau d’adhésion à « l’alsacianitude »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>.</p>
<p>Parler d’Alsace, c’est parler identité collective. L’Alsace n’existe pas en soi. Je ne peux pas la rencontrer dans la rue et lui serrer la main. L’Alsace n’existe, à des degrés divers, que dans la rencontre de personnes, d’identités personnelles, partageant un imaginaire et une volonté d’être et d’agir ensemble. Les identités collectives sont des constructions conduites par les collectivités politiques en fonction d’une stratégie identitaire et diffusées au travers de la socialisation dans le but de créer sentiment d’appartenance et volonté d’être et d’agir ensemble. Si une identité collective alsacienne devait exister, il faudrait qu’en premier lieu qu’il existât une collectivité politique pleine et entière et qu’en second lieu celle-ci définisse les éléments identificatoires à partager et la culture politique à construire. Mais c’est là une autre histoire.</p>
<p>À mon sens, il faut un récit alsacien, mais de quelle nature doit-il être, de quels concepts doit-il relever ? Faut-il un récit proprement alsacien ou faut-il un récit français intégrant pleinement la mémoire alsacienne ? Opter pour le premier nécessiterait des moyens institutionnels pour le construire, ce qui est une gageure dans le contexte du mode de gouvernance français. Opter pour le second nécessiterait une refondation de l’identité nationale au profit d’une francitude faisant sienne le principe d’union dans la diversité. C’est là une autre gageure tant le concept jacobin de l’identité nationale est inscrit dans l’habitus français.</p>
<p>La question n’est pas tant de savoir s’il faut un récit alsacien, tant cela me paraît évident. Elle est plutôt de savoir comment parvenir à réunir les conditions permettant son élaboration et sa diffusion ? <em>« Die Hoffnung stirbt am letzten ! »</em> PK</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Telle qu’elle a par exemple été définie par Stadler et Schickele.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Immersion en langue régionale</title>
		<link>https://www.fab.alsace/immersion-en-langue-regionale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Feb 2023 17:01:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1117</guid>

					<description><![CDATA[Le président de la fédération Alsace bilingue, Pierre Klein, a adressé au Recteur de l&#8217;Académie de Strasbourg un appel à ouvrir des classes en immersion complète. Appel à monsieur le Recteur On se souvient qu’après le vote de la loi dite Molac qui consacrait l’enseignement immersif en langue régionale, le Conseil constitutionnel avait censuré « une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le président de la fédération Alsace bilingue, Pierre Klein, a adressé au Recteur de l&rsquo;Académie de Strasbourg un </em><span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2023/02/Immersion-appel-au-recteur-4-2-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">appel</a></strong></span><em> à ouvrir des classes en immersion complète.</em></p>
<p><strong>Appel à monsieur le Recteur</strong><br />
On se souvient qu’après le vote de la loi dite Molac qui consacrait l’enseignement immersif en langue régionale, le Conseil constitutionnel avait censuré « une méthode qui ne se borne pas à enseigner cette langue, mais consiste à l&rsquo;utiliser comme langue principale d&rsquo;enseignement et comme langue de communication au sein de l&rsquo;établissement » en ce qu’elle serait en contradiction avec l&rsquo;article 2 de la Constitution : « La langue de la République est le français ».</p>
<p>Le Conseil donnait <strong>donc un statut juridique ou politique</strong> à une méthode d’enseignement linguistique qui seul permet d’atteindre une équivalence de compétence entre la langue seconde et la langue première au bout de la scolarité primaire. L’immersion n’a en réalité <strong>qu’un statut pédagogique</strong> et n’exclut en rien un enseignement de la langue première, c’est-à-dire de la langue française. C’est simplement le début de l’enseignement de cette dernière qui est décalé pour des enfants qui de toute façon la parle déjà à leur entrée à l’école. <strong>Elle n’interdit pas</strong> en soi son usage en tant que langue administrative et de communication de l’école.</p>
<p>La méthode immersive a fait ses preuves à travers le monde, en France aussi. Les nombreuses évaluations effectuées laissent apparaître non seulement <strong>une bonne maîtrise de la langue seconde</strong>, c’est-à-dire en France de la langue régionale, mais aussi <strong>une bonne, voire meilleure maîtrise de la langue française</strong>. Ce résultat est obtenu par l’effet de plusieurs intervenants pédagogiques.</p>
<p>Le premier est le <strong>bain linguistique précoce et intense</strong> qui plonge l’enfant dans la langue seconde pour mettre en oeuvre <strong>un processus d’acquisition naturelle</strong> de la langue seconde selon la même méthode que la langue première, c’est-à-dire par reproduction, intuition et mimétisme. Ensuite, les langues premières et secondes sont <strong>placées au même niveau</strong>, sublimées toutes les deux. Cette non-hiérarchisation supprime l’idée auprès des enfants qu’il y a une langue qui vaut plus qu’une autre et ouvre ce faisant à <strong>l’investissement affectif</strong> de la langue seconde, une des clés de la réussite. Enfin, l’enfant qui apprend une langue seconde <strong>améliore sa langue première</strong> par l’effet de la contrastivité (différences et similitudes) par laquelle les deux langues s’enrichissent mutuellement.</p>
<p>Dans une circulaire du 14-12-2021 adressée par le ministère de l’Éducation nationale notamment aux rectrices et recteurs, il est précisé que l’« <strong>enseignement par immersion est une stratégie possible d&rsquo;apprentissage de l&rsquo;enseignement bilingue… La langue de communication utilisée par les personnels de l&rsquo;école ou de l&rsquo;établissement à destination des parents d&rsquo;élèves et des partenaires institutionnels est le français. Le cas échéant et selon le contexte, la langue régionale peut également être utilisée en étant associée au français par des documents et une approche bilingues…</strong> ». En Alsace ce serait le cas, reprenant l’énoncé <strong>de la loi</strong> portant création de la Collectivité européenne d’Alsace, de la langue allemande sous sa forme standard et ses formes dialectales.</p>
<p>En vertu de cette circulaire, un enseignement immersif est d’ores et déjà mis en place dans <strong>l’académie de Bordeaux</strong> pour le basque et dans <strong>l’académie de Montpellier</strong> pour le catalan et d‘autres ouvertures vont s’y faire à la rentrée 2023. Où en sommes-nous dans celle de Strasbourg ? Son recteur a annoncé quatre ouvertures à venir. <strong>Envisage-t-il une immersion complète ou une immersion partielle</strong>, autrement dit tiendra-t-il à ce que la langue française soit néanmoins présente dans l’enseignement à hauteur d’un certain pourcentage dans le cycle immersif ? Dans ce cas <strong>les avantages de l’immersion ne seront pas obtenus</strong> et l’Alsace serait en retrait par rapport à d’autres. Elle n’a pas à faire moins bien.</p>
<p><strong>Monsieur le recteur, nous vous prions d’ouvrir à la rentrée 2023 ces quatre classes en petite section de la maternelle en immersion complète</strong>, dans le strict respect, cela va de soi, de la circulaire ministérielle, respect qui pourrait être garanti par une convention d’une part avec le conseil d’école des écoles concernées et d’autre part avec la Collectivité européenne d’Alsace.</p>
<p>Et en amont, nous vous prions d’organiser <strong>une large information</strong> sur les valeurs de l’enseignement immersif auprès des parents qui à l’heure actuelle ne disposent pas véritablement d’une culture autour de ce sujet<strong> et encouragez-les</strong> à l’adopter pour le grand bénéfice de leurs enfants !</p>
<p>Pierre Klein, présidant de la fédération Alsace bilingue<br />
4 février 2023</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bilinguisme d&#8217;Alsace, des causes du déclin aux conditions d&#8217;un renouveau</title>
		<link>https://www.fab.alsace/bilinguisme-dalsace-des-causes-du-declin-aux-conditions-dun-renouveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2022 19:27:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres en ligne/Online Bücher]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=982</guid>

					<description><![CDATA[Contributions de la FAB aux Assises du bilinguisme organisées par la CeA le 28 juin 2022. Les contributions ont fait l&#8217;objet d&#8217;un livre que vous pouvez consulter sur ce lien Ce livre a la prétention d’exposer l’ensemble des questions et des problèmes concernant la connaissance du bilinguisme ou qui sont posés par sa situation, c’est-à-dire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Contributions de la FAB aux Assises du bilinguisme organisées par la CeA le 28 juin 2022. Les contributions ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;un livre que vous pouvez consulter sur ce <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2022/09/FAB-assises-2022-ref.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lien</a></strong></span></p>
<p>Ce livre a la prétention d’exposer l’ensemble des questions et des problèmes concernant la connaissance du bilinguisme ou qui sont posés par sa situation, c’est-à-dire <strong>toute la problématique</strong>.</p>
<p>S’il revient sur le passé, il fait surtout une grande place, sous la plume de plusieurs contributeurs, <strong>à l’avenir autour de la question essentielle quelle politique linguistique pour quelles langue et identité régionales et comment la mettre en œuvre.</strong></p>
<p>Il présente en introduction l’<strong>Appel « un avenir pour le bilinguisme en Alsace »</strong> avec la liste de <strong>ses nombreux signataires</strong> venant du monde politique, économique et culturel.</p>
<p>Sont ensuite traités les chapitres suivants :</p>
<ul>
<li>Une identité pour le bilinguisme, <strong>le bilinguisme pour une identité</strong></li>
<li><strong>Psycho-sociolinguistique</strong> alsacienne : victimes et complices ?</li>
<li>De la mise à mal de la germanophonie alsacienne : <strong>oser regarder le problème en face</strong></li>
<li><strong>Fondamentaux d’une politique linguistique</strong> et de son aménagement</li>
<li>Du déclin <strong>au renouveau </strong></li>
<li>CeA et si <strong>la cogestion </strong>était la solution ?</li>
<li><strong>Pour un enseignement de l’histoire et de la culture régionales </strong></li>
<li>Du <strong>corps enseignant </strong></li>
<li>De la gouvernance : <strong>Haute Autorité </strong>dédiée à l’enseignement de la LCR</li>
<li>Pour des écoles <strong>ABCM dans les cantons alsaciens </strong></li>
<li><strong>Objectifs et concept</strong> d’une école bilingue</li>
<li>Pour des <strong>Lieux d’Alsace </strong></li>
<li>Pour <strong>une mémoire globale</strong> de l’Alsace</li>
<li>Quel rôle jouent les <strong>médias audiovisuels ?</strong></li>
<li>De <strong>quelques propositions</strong> en matière d’éducation</li>
<li>Propositions <strong>aux municipalités </strong></li>
<li>Culture : <strong>pot de terre contre pot de fer</strong></li>
</ul>
<p>La conclusion reprend la thématique de la <strong>définition de la langue régionale</strong>, présente les chemins de sa <strong>revivification</strong>, met en avant le <strong>retour sur investissement</strong>, revient sur un discours prétendant que <strong>les Alsaciens n’en voudraient pas</strong>, présente des <strong>exemples à considérer</strong> et se pose la question de l’avenir</p>
<p><strong><em>Zusammenfassung in der Regionalsprache:</em></strong></p>
<p><em style="font-weight: 300;">Eine Zukunft für die Zweisprachigkeit im Elsass</em></p>
<ul>
<li><em>Von der Zweisprachigkeit zur Einsprachigkeit</em></li>
<li><em>Von der Einsprachigkeit zur Zweisprachigkeit </em></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Retour sur l’immersion (Sprachbad)</title>
		<link>https://www.fab.alsace/retour-sur-limmersion-sprachbad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 19:36:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1020</guid>

					<description><![CDATA[Pour consulter le texte en version pdf, cliquez sur ce&#8230;  lien Acte 1 : l’immersion inscrite dans la loi dite Molac Communiqué de la fédération datée du 9 avril 2021 au sujet du vote de la loi Molac relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion. La fédération Alsace bilingue-Verband zweisprachiges Elsass [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"><em>Pour consulter le texte en version pdf, cliquez sur ce&#8230;</em></span>  <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2022/10/FAB-Retour-sur-limmersion.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lien</a></strong></span></p>
<p><strong>Acte 1 : l’immersion inscrite dans la loi dite Molac</strong></p>
<ol>
<li><strong>Communiqué de la fédération datée du 9 avril 2021 au sujet du vote de la loi Molac relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion.</strong></li>
</ol>
<p>La fédération Alsace bilingue-<em>Verband zweisprachiges Elsass</em> se réjouit de cette Loi qui lui permettra de mieux défendre ses priorités en Alsace et que les député(e)s d’Alsace lui aient apporté un fort soutien et ce faisant à la langue régionale d’Alsace sous sa double forme, à savoir l’allemand standard et les dialectes d’Alsace. Un grand merci au député breton, Paul Molac, qui a porté la chose à bras-le-corps depuis 2019. Les langues régionales disposent désormais (enfin) d’une loi qui doit permettre leur défense et leur promotion. Des avancées importantes ont été obtenues, parfois au-delà des espérances, la première étant la charge symbolique qu’une loi procure.</p>
<p><strong>Les principaux apports de la loi Molac</strong></p>
<p>La loi stipule que :</p>
<p>&#8211; le patrimoine linguistique français est constitué de la langue française <strong>et des langues régionales ;</strong></p>
<p>&#8211;  « L’État et les collectivités territoriales concourent à <strong>l’enseignement, à la diffusion et à la promotion de ces langues. »</strong></p>
<p>&#8211; « <strong>Un enseignement immersif </strong>en langue régionale, sans préjudice de l’objectif d’une bonne connaissance de la langue française » est approuvé ;</p>
<p>&#8211; « La participation financière à la scolarisation des enfants dans les établissements privés du premier degré sous contrat d’association dispensant un enseignement de langue régionale&#8230; fait l’objet d’un accord <strong>entre la commune de résidence et l’établissement d’enseignement situé sur le territoire d’une autre commune,</strong> à la condition que la commune de résidence ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale. » ;</p>
<p>&#8211;  « &#8230; la langue régionale est une matière <strong>enseignée dans le cadre de l’horaire normal</strong> des écoles maternelles et élémentaires, des collèges et des lycées sur tout ou partie des territoires concernés, dans le but <strong>de proposer l’enseignement de la langue régionale à tous les élèves</strong>. » ;</p>
<p>&#8211; « Les services publics <strong>peuvent assurer sur tout ou partie de leur territoire l’affichage</strong> de traductions de la langue française dans la ou les langues régionales en usage sur les inscriptions et les signalétiques apposées <strong>sur les bâtiments publics, sur les voies publiques de circulation, sur les voies navigables, dans les infrastructures de transport ainsi que dans les principaux supports de communication institutionnelle,</strong> à l’occasion de leur installation ou de leur renouvellement. »</p>
<p><strong>Les données du scrutin :</strong></p>
<p>Nombre de votants : 342</p>
<p>Suffrages exprimés : 323</p>
<p>Majorité absolue : 162</p>
<p>Pour : 247</p>
<p>Contre : 76</p>
<p><strong>Participation au vote </strong>(entre parenthèses les noms des parlementaires alsaciens ayant voté pour)</p>
<p>La République en Marche 169 : pour 100 (Studer et Thiébaut) ; contre 57 ; abstentions. 12</p>
<p>Les Républicains 54 : pour 54 (Cattin ; Hemedinger; Hetzel ; Meyer ; Reiss ; Schellenberger)</p>
<p>Modem et apparentés. 28 : pour 17 (Fuchs et Waserman) ; contre 6 : abstentions. 5</p>
<p>Socialistes et apparentés. 21 : pour 21</p>
<p>Agir 20 : pour 20 (Becht et Herth)</p>
<p>UDI  et apparentés. 5 : pour 5</p>
<p>Liberté et territoires 17 ; pour 17 (Wonner)</p>
<p>France insoumise 13 : pour 1 ; contre 12</p>
<p>Gauche démocratique et républicaine 6 : pour 6</p>
<p>Non-inscrits 9 : pour 6 ; contre 1 ; abstentions. 2</p>
<ol>
<li>Les députés Thierry Michels et Jean-Luc Reitzer étaient absents.<strong> </strong></li>
</ol>
<p><strong>Acte 2 : l’immersion une modalité pédagogique</strong><strong> </strong></p>
<ol start="2">
<li><strong>Le 25 avril 2021 la fédération diffusait un communiqué qui avait pour titre : Immersion et constitutionnalité</strong></li>
</ol>
<p>Lors du vote de la loi Molac le 8 avril dernier, à la surprise générale, tant le gouvernement et en particulier le ministre de l’Éducation nationale s’y était opposé en première lecture et tant ce dernier avait la tête des mauvais jours au cours des débats ce 8 avril, <strong>le principe de l’immersion en langue régionale a été adopté.</strong></p>
<p>L’immersion est une modalité pédagogique qui consiste à plonger les enfants dans un bain linguistique dans une langue autre que la langue première. Elle a prouvé son efficacité quant à l’équivalence de compétence linguistique qu’elle permet d’atteindre dans les langues, première et seconde de l’enfant.</p>
<p>L’immersion <strong>ne remet en rien en question ni la connaissance de la langue française</strong> ni son existence sociale, culturelle, politique et administrative. Il y a donc d’autres concepts qui sont à la manœuvre de la part des adversaires de l’immersion, notamment celui de l’unicité de la langue française qui préside à une définition objective et jacobine de la nation : un peuple, une langue.</p>
<p>Alors que <strong>des députés LREM viennent de déposer un recours </strong>devant le Conseil constitutionnel, l’immersion ne devrait pas poser de problème de constitutionnalité, à moins que le Conseil constitutionnel, comme cela a déjà été le cas en la matière, <strong>ait une approche idéologique, voire dogmatique </strong>du problème<strong>. </strong>Que le français soit la langue commune de tous les Français est chose communément admise, mais pourquoi serait-elle la seule ?</p>
<p><strong>Acte 3 : l’immersion anticonstitutionnelle</strong></p>
<ol start="3">
<li><strong>Par décision n° 2021-818 DC du 21 mai 2021 –</strong></li>
</ol>
<p>Le Conseil constitutionnel censurait l’enseignement immersif des langues régionales. Il précisait : « que si, pour concourir à la protection et à la promotion des langues régionales, leur enseignement peut être prévu dans les établissements qui assurent le service public de l&rsquo;enseignement ou sont associés à celui-ci, c&rsquo;est à la condition de respecter les exigences précitées de l&rsquo;article 2 de la Constitution », à savoir « la langue de la République est le français ». Selon les « sages » <strong>un enseignement de langue régionale qui prendrait la forme d’un enseignement immersif serait donc anticonstitutionnel.</strong></p>
<p><strong>Acte 4 : l’immersion, une stratégie possible</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong>Par circulaire datée du 14 décembre 2021</strong>, intitulée « Langues et cultures régionales</li>
</ol>
<p>Cadre applicable et promotion de leur enseignement » le ministère de l’Éducation nationale prenait en particulier position sur l’enseignement immersif</p>
<p><strong>Extraits </strong>: (<a href="https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo47/MENE2136384C.htm">https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo47/MENE2136384C.htm</a>)</p>
<p>« L&rsquo;objectif des classes bilingues et des sections bilingues, de la maternelle au lycée, est d&rsquo;assurer une maîtrise équivalente du français et de la langue régionale, que ce soit par la parité horaire hebdomadaire dans l&rsquo;usage des deux langues <strong>ou par l&rsquo;enseignement bilingue par la méthode dite immersive.</strong></p>
<p>Cet enseignement par immersion <strong>est une stratégie possible</strong> d&rsquo;apprentissage de l&rsquo;enseignement bilingue. S&rsquo;agissant en particulier des trois cycles d&rsquo;enseignement primaire considérés dans leur globalité, cet enseignement associe l&rsquo;utilisation de la langue régionale et celle de la langue française <strong>pour parvenir rapidement à une certaine aisance linguistique des élèves dans les deux langues.</strong> Le temps de pratique de chacune des deux langues peut varier dans la semaine, l&rsquo;année scolaire ou encore à l&rsquo;échelle des cycles, en fonction des besoins effectivement constatés.</p>
<p>Le recours à l&rsquo;enseignement bilingue par méthode immersive est nécessairement facultatif pour l&rsquo;élève. Ce sont les représentants légaux qui font la demande d&rsquo;inscrire leur enfant dans une structure pédagogique qui propose cette méthode. Ce choix est guidé par le projet pédagogique de l&rsquo;école ou de l&rsquo;établissement, qui doit dès lors être présenté en amont de l&rsquo;inscription, contribuant ainsi au choix éclairé de l&rsquo;élève et de sa famille. Le recours au français comme appui à l&rsquo;expression et à la compréhension de l&rsquo;enfant au cours des enseignements en langue régionale reste intégré à la démarche pédagogique en tant que de besoin.</p>
<p>La langue de communication <strong>utilisée par les personnels de l&rsquo;école ou de l&rsquo;établissement</strong> à destination des parents d&rsquo;élèves et des partenaires institutionnels est le français. Le cas échéant et selon le contexte, <strong>la langue régionale peut également être utilisée</strong> en étant associée au français par des documents et une approche bilingues. Afin que soit garantie aux élèves concernés <strong>la pleine maîtrise du français et de la langue régionale</strong>, des évaluations sont organisées dans les conditions fixées au IV de la présente circulaire. »</p>
<p><strong>Acte 6 : Pédagogie contre idéologie</strong></p>
<p>Dans cette affaire comme dans d’autres, le Conseil Constitutionnel a eu une approche idéologique, dogmatique et jacobine. Ce qui est sous-jacent à cette idéologie  &#8211; le non-dit -, c’est l’obsession de construire une nation culturelle sur des données objectives : <strong>une</strong> langue, <strong>une </strong>histoire, <strong>une</strong> culture. Autrement dit, la France devrait se définir comme une ethnie.</p>
<p>Il est heureux que le ministère de l’Éducation nationale <strong>ait dégagé l’enseignement immersif du champ de l’idéologie et l’ait recentré sur celui de la pédagogie.</strong> L’enseignement d’une langue seconde n’a jamais entravé la maîtrise de la langue première. La langue française <strong>n’est donc en rien menacée.</strong> C’est même le contraire. Par l’effet de la comparaison, l’enfant qui apprend une langue seconde <strong>renforce sa langue première</strong>. Il est donc important de se détacher de l’idée que l’on apprend une langue de manière exclusive, selon un processus autonome. Apprendre une langue seconde, c’est aussi enrichir les connaissances que l’on possède sur sa propre langue, prendre conscience de son fonctionnement, de ses mécanismes et améliorer de façon effective les compétences <strong>du même coup dans chacune des langues</strong>.</p>
<p>Pour atteindre l’objectif de parité de compétence en langue première et en langue seconde, <strong>la précocité et la durée d&rsquo;exposition</strong> à la langue seconde sont les clés de la réussite du bilinguisme scolaire. L’acquisition naturelle d’une langue étant optimale entre 0 et 6 ans. Pour attendre une réelle compétence dans la langue seconde, <strong>une exposition quotidienne de deux heures</strong> à celle-ci est nécessaire.</p>
<p>Lorsque l’enfant est scolarisé, il a derrière lui plusieurs années d’acquisition de la langue première, mais n’a généralement <strong>pas été exposé à une langue seconde</strong> et donc l’exposition évoquée n’a pas eu lieu. Le premier avantage de l’immersion, c’est déjà <strong>de compenser la non-exposition</strong> des premières années de l’enfance. Le second étant que dans le but d’engager un cursus bilingue à l&rsquo;école élémentaire et donc une formalisation écrite des deux langues, les <strong>compétences de l&rsquo;oralité de la langue seconde</strong> doivent impérativement être <strong>équivalentes aux compétences</strong> de la langue maternelle avant la fin de la première année de l&rsquo;école élémentaire.</p>
<p><strong>Acte 7 : reste à réaliser</strong></p>
<p>Le rectorat de Strasbourg a annoncé l’ouverture de deux classes immersives dans le Bas-Rhin et deux dans le Haut-Rhin. <strong>Nous sommes dans l’expectative</strong>. Les écoles associatives ABCM-Zweisprachigkeit ont pris les devants.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Soziolinguistische Studie über die Praxis des Elsässischen und des Standarddeutschen im Elsass, eine Analyse</title>
		<link>https://www.fab.alsace/soziolinguistische-studie-uber-die-praxis-des-elsassischen-und-des-standarddeutschen-im-elsass-eine-analyse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:03:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers/Verschiedenes]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[Konferenz der Zweisprachigkeit:  eine soziolinguistische Studie über die Praxis des Elsässischen und des Standarddeutschen im Elsass, eine Analyse Pour lire ou télécharger l&#8217;analyse de l&#8217;étude, cliquez sur &#8230; Soziolinguistische Studie über die Praxis des Elsässischen und des Standarddeutschen im Elsass &#8230; pour la version française, cliquez sur &#8230;  Analyse d’une étude sociolinguistique sur la pratique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Konferenz der Zweisprachigkeit:  eine soziolinguistische Studie über die Praxis des Elsässischen und des Standarddeutschen im Elsass, eine Analyse</strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>Pour lire ou télécharger l&rsquo;analyse de l&rsquo;étude, cliquez sur &#8230;</em></span> <span style="color: #0000ff;"><strong><a style="color: #0000ff;" href="https://www.ica.alsace/wp-content/medias/PK-soziolinguistische-Studie-über-die-Praxis-des-Elsässischen-und-des-Standarddeutschen-im-Elsass.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Soziolinguistische Studie über die Praxis des Elsässischen und des Standarddeutschen im Elsass</a></strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>&#8230; pour la version française, cliquez sur &#8230;</em></span>  <strong><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2022/11/FAB-Assises-du-bilinguisme-002.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Analyse d’une étude sociolinguistique sur la pratique de l&rsquo;alsacien et de l&rsquo;allemand standard en Alsace</a></span></strong>  (version du 23/11/2022)</p>
<p>Pierre Klein</p>
<p>Am 28. Juni 2022 fand in Straßburg die <strong>Konferenz der Zweisprachigkeit</strong> (<em>Assises du bilinguisme</em>) statt. Sie wurde von der Europäischen Körperschaft Elsass (<em>Collectivité européenne d’Alsace organisiert</em>)<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>. Bei dieser Gelegenheit wurde eine <strong>soziolinguistische Studie über die Praxis des Elsässischen und des Standarddeutschen im Elsass vorgestellt</strong></p>
<p><strong>Erstes Ergebnis</strong></p>
<p>46 % der Befragten gaben an, Elsässisch (Dialekt) sprechen zu können (« ziemlich gut » bis « sehr gut »), und 54 % können Deutsch (Standarddeutsch) sprechen. Ein schönes Ergebnis, das insbesondere zeigt, dass der Dialekt seit der letzten soziolinguistischen Studie im Jahr 2012 (43 % Dialektsprecher) nicht zurückgegangen ist. Dies wirft aber ein Problem mit der Kohärenz zwischen den beiden Studien und den der Fragestellung auf. In Wirklichkeit geht die Praxis des Dialekts seit Jahrzehnten stetig und konstant zurück. Aktivisten, die vor Ort sind, schätzen, dass weniger als 1 % der Kinder, die mit vier Jahren eingeschult werden, mit dem Dialekt vertraut gemacht wurden. Außerdem könnte man aus dem Vergleich bereits ableiten, dass die Politik zugunsten des Dialekts nicht zu einem Zuwachs an Sprechern geführt hat.</p>
<p>Die Studie bestätigt die Kluft zwischen den Generationen: 70 % der 55-Jährigen und Älteren sprechen (« sehr gut » oder « ziemlich gut ») Elsässisch, gegenüber 9 % (davon 3 % « sehr gut ») der unter 25-Jährigen.  Von den Dialektsprechern haben 84 % den Dialekt von ihren Eltern, 77 % von den Großeltern und 50 % über Freunde gelernt.  Und 73 % verwenden es vorrangig mit ihren Freunden (« immer », « oft », gelegentlich »). So gesehen ist Elsässisch die Sprache der Geselligkeit. Die Studie bestätigt, was bereits bekannt war. Die familiäre Weitergabe des Dialekts existiert nicht mehr.<strong> </strong></p>
<p><strong>Wo liegt das Problem</strong></p>
<p>Betrachtet man eine Grafik der elsässischen Sprachpraxis, so stellt man die Parallelität des Falles der Kenntnis der Dialekte wie der Standardsprach fest. Sowohl waren die Standardsprache als auch die Dialekte Opfer einerseits, der Art und Weise, wie man in Frankreich die so genannten Regionalsprachen behandelt und andererseits, einer zusätzlichen Schicht nämlich die des Antigermanismus, sei er allgemein Französisch oder spezifisch elsässisch. Die Dialekte haben eine doppelte Strafe erlitten, insofern, als sie als eine Sprache der unteren Klassen weit betrachtet oder eingestuft wurden, als eine nicht salonfähige Sprache.</p>
<p>Die erste Generation, die in ihrer Gesamtheit das Elsasserditsch nicht mehr weitergegeben hat, ist diejenige, die in den drei Nachkriegsjahrzehnten von 1945 bis 1975 eingeschult wurde. Einer der Hauptgründe, wenn nicht sogar der Hauptgrund, ist, dass sie in der Vor- und Grundschule nicht mehr in den Genuss eines Unterrichts in Standarddeutsch kamen. Dies hatte zur Folge, dass einerseits die identitätsstiftende Funktion der elsässischen Germanophonie abgewertet wurde und andererseits die Dialekte der nährenden Funktion beraubt wurden, die die kulturelle Referenzsprache, in diesem Fall das Standarddeutsch, nicht mehr hatte.<strong> </strong></p>
<p><strong>Welche ist nun die regionale Sprache des Elsass</strong></p>
<p>Die Studie zeigt auch, dass die Definition der Regionalsprache, die von den politischen Institutionen und der Schulverwaltung zurückgehalten ist, in der Bevölkerung zu wenig bekannt ist. Nur 15% der Befragten verbinden Deutsch und Elsässisch als Regionalsprache, während 73% nur Elsässisch darunter verstehen. Die Definition der Regionalsprache wurde jedoch in dem Gesetzestext zur Schaffung der europäischen Gebietskörperschaft Elsass festgeschrieben<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>. Wie und wo lernt man Deutsch (Standarddeutsch), laut den Befragten 87% in der Schule<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, 32% mithilfe von Fernsehen und Radio und 26% bei der Arbeit. Die Ergebnisse der Studie stellen eine Momentaufnahme dar. Es gab im Vorfeld keine Vorbereitung. Die Antworten sind eher Ausdruck eines Gefühls als einer gründlichen Reflexion, die aus einer breiten Debatte in der elsässischen Gesellschaft resultieren würde. Eine solche Debatte fehlt weitgehend.<strong> </strong></p>
<p><strong>Positives Ergebnis</strong></p>
<p>Eine sehr große Mehrheit der Befragten (73 %) möchte, dass mehr für die Förderung des Elsässischen getan wird. 54 % der Befragten sind « ganz und gar » dafür, dass die elsässische Sprache in der Schule unterrichtet wird, 29 % sind « eher » dafür und nur 17 % sind dagegen. Bemerkenswert ist, dass die Zahlen für Standarddeutsch noch günstiger sind: 79 % sind « voll und ganz » für den Deutschunterricht, 16 % « eher » und nur 5 % dagegen.</p>
<p><strong>Wie sieht es nun aus: ist nun Elsässisch deutsch, ist deutsch elsässisch?</strong></p>
<p>« Deutsch ist mir Muttersprache, weil der Dialekt, in dem ich sprachlich verwurzle Deutsch ist. » Albert Schweitzer</p>
<p>Was für Schweitzer selbstverständlich war, ist es heute für viele Elsässer nicht mehr. Der Hauptgrund ist im Bereich der Psycho-Soziolinguistik zu finden, d.h. in einem Antigermanismus, der sich nach der Annexion an das III. Reich durch den Mainstream, d.h. von der Denkströmung der Nachkriegsjahrzehnte, in die Köpfe eingeprägt hat. Die 1945 im Elsass ausgesprochenen Verbote der deutschen Sprache – in der Schule, in den Medien, im kulturellen Leben und in der Verwaltung &#8211; lasteten schwer auf der elsässischen Psyche und wirken aufgrund der fehlenden kollektiven Aufarbeitung der Geschichte, insbesondere der Sprach- und Kulturgeschichte des Elsass, noch immer nach.</p>
<p>Seit 1945 ist viel Wasser unter den Rheinbrücken geflossen. Wir leben in einer anderen Welt. Nach all dieser Zeit wäre es gut, wenn das Elsass sich endlich auf einen guten Teil seiner Vergangenheit stolz zeigen könnte. 1945 war der Anti-Germanismus allgegenwärtig, und das ist verständlich. Aber war dieser Anti-Germanismus nicht gegen einen Teil von uns selbst, gegen unser Elsässersein, gerichtet? Wenn das Elsass aus dem Konflikt von 1940-1944/1945 durch ein schlechtes Deutschland traumatisiert hervorgegangen ist, und wenn die posttraumatische Periode im Elsass jahrzehntelang durch einen primären, gegen sich selbst gerichteten Anti-Germanismus gekennzeichnet war, sollte man dann zulassen, dass dies unbegrenzt weitergeht, mit allem, was dies an Aufgeben und Verlust bedeutet? Ist es 70 Jahre später nicht an der Zeit der Resilienz? Die Zeit des « Werde der du bist », d.h. die Zeit, alle seine Fähigkeiten und Eigenschaften zu nutzen, die Zeit aufzublühen, die Zeit  das zu tun, was man tun kann. PK</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Diese Körperschaft wurde 2019 nach der Abschaffung des elsässischen Regionalrats und der Integration des Elsass in die Region Grand Est gegründet.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a>   GESETZ n° 2019-816 vom 2. August 2019 über die Zuständigkeiten der Europäischen Gebietskörperschaft Elsass (1), Art. L. 3431-4.-</p>
<p>(Übersetzung) „Die Europäische Gebietskörperschaft Elsass gründet ein strategisches Komitee für den Unterricht des Deutschen in seiner Standardform und seinen dialektalen Varianten im Elsass, in dem das Rektorat und die betroffenen Gebietskörperschaften vertreten sind und dessen Hauptaufgaben darin bestehen, eine Strategie zur Förderung des Deutschen in seiner Standardform und seinen dialektalen Varianten zu definieren, den Unterricht zu evaluieren und die Interaktion mit der öffentlichen Kultur- und Jugendpolitik zu fördern.“</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Standarddeutsch wird in den Grundschulen des Elsass entweder generell im extensiven System (2 bis drei Stunden pro Woche) oder im bilingualen Zug (Halb Französisch; halb deutsch) für 17 % der Kinder unterrichtet, ohne dass ihnen immer gesagt wird, dass dies auch ihre Sprache ist. Standarddeutsch wird im Elsass wie überall in Frankreich unterrichtet, d. h. ohne Verbindung zur elsässischen Doppelkultur.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Enseignement de la langue et de la culture régionales d’Alsace</title>
		<link>https://www.fab.alsace/etat-des-lieux-enseignement-de-la-langue-et-de-la-culture-regionales-dalsace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 09:19:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fab.alsace/?p=1003</guid>

					<description><![CDATA[Ce texte vous propose à la fois un état des lieux en octobre 2022 et la présentation d&#8217;une demande sociétale en la matière. Pour consulter le document, cliquez sur Enseignement de la langue et de la culture régionales d’Alsace]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce texte vous propose à la fois un état des lieux en octobre 2022 et la présentation d&rsquo;une demande sociétale en la matière. Pour consulter le document, cliquez sur <strong><a href="https://www.fab.alsace/wp-content/uploads/2022/10/FAB-LCR-Un-état-des-lieux-IV.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Enseignement de la langue et de la culture régionales d’Alsace</a></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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